Les escrimeurs s’entraînent sur le parking du gymnase

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Les cliquetis d’épées résonnent sur le parking à chaque séance d’entraînement

Après accord de la mairie, le Meximieux Escrime Club (MEC) a décidé début mars de reprendre ses cours, mais en extérieur et par beau temps, sur le parking du gymnase du collège sous la conduite de son maître d’armes Thierry Letinois, brevet d’État.

Faute de pouvoir disposer de sa salle d’armes au premier étage du gymnase du collège et afin de se plier aux mesures sanitaires actuelles, le club local d’escrime s’organise comme il peut pour maintenir ses activités. “Par rapport au couvre-feu, ma disponibilité, aux écoles et à la météo, on propose des séances en plein air le mercredi après-midi et le samedi. Les élèves sont bien motivés et bien contents de reprendre compte tenu qu’il n’y a plus de compétition en ce moment” confie Thierry Letinois, le maître d’armes du MEC. Si, au niveau de l’échauffement, rien ne change, s’entraîner au grand air nécessite toutefois quelques adaptations. “Ce qui change, c’est la façon de tirer, de donner la touche. Comme on n’a pas de fils de corps et qu’on ne voit pas la lumière, le fair-play prime et cela fonctionne très bien. On annonce la touche quand on est touché. Par rapport à la piste, on s’adapte avec les lignes du parking de stationnement” explique l’entraîneur breveté tout en rappelant que l’escrime est considérée comme “un sport de combat et non, un sport de contact”.
Le 27 mars dernier, le beau temps était de la partie pour proposer deux créneaux horaires d’entraînement. L’après-midi débutait avec le cours de fleuret pour les M9 – M11 suivi du cours d’épée ados/adultes qui a réuni treize participants.

Baisse des licenciés avec la pandémie de Covid-19

Demeurant l’un des plus importants clubs d’escrime de l’Ain, le MEC présidé par Bertrand Allard enregistre, cette année, une chute de 27 % de ses effectifs, soit 45 licenciés. “Indéniablement, cette diminution est due à la crise sanitaire. Il y a deux ans, on est monté jusqu’à 70 licenciés et l’an passé, on était 62. Lors du dernier forum des associations, on a constaté qu’il y avait beaucoup moins de monde pour se renseigner et pour s’essayer à l’épée ou au fleuret. On espère qu’au mois de juillet, avec les vaccins, on pourra pratiquer de nouveau normalement notre sport” conclut Thierry Letinois.

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