Carrefour et le point chaud fermés: “La mairie ne peut rien faire”

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Le bâtiment appartenant à un propriétaire privé, la commune n’est pas maître de sa destinée

Après le magasin Carrefour City, c’est le point chaud qui a définitivement fermé ses portes ces derniers jours. Le bâtiment reste aujourd’hui sans activité. Le maire, Pierre Goubet, explique ne pas avoir les cartes en main pour faire revenir une activité commerciale sur ce site.

C’est un entrepôt au cœur de Saint-Maurice-de-Beynost. Autrefois occupé par Dia, puis Carrefour City, il accueillait également un point chaud et de distribution de presse. Mais après la fermeture de l’enseigne il y a quelques mois, l’ultime service a fermé ses portes ces derniers jours. En effet, son bail était solidaire de Carrefour. Lorsque celui-ci s’est éteint, le bail du point chaud s’est automatiquement éteint.


Une affaire de propriété privée


Sur les réseaux sociaux, quelques habitants se sont épanchés, regrettant la disparition de cet ultime commerce. Nombre de reproches sont faits à la mairie. Pour autant, le maire, Pierre Goubet, estime ne pas pouvoir aller au-delà de ce que ses prérogatives lui permettent : “Ce bâtiment est la propriété d’une personne. On ne sait pas ce qu’il va en faire, on n’a aucune maîtrise. Il ne nous tient pas au courant et n’a aucune obligation de nous informer de quoi que ce soit.” Concrètement, le propriétaire des murs peut faire ce qu’il veut de son site, dans la mesure où il ne subit aucune modification.
Néanmoins, le secteur, qui comprend également les anciens locaux de la sécurité sociale, fait l’objet d’une opération d’aménagement programmée (OAP) dans le Plan local d’Urbanisme. Ce qui signifie qu’en cas d’évolution du bâtiment, des préconisations sont à respecter. Concrètement, des immeubles de logement pourront se construire, avec des commerces et services au rez-de-chaussée.


Pierre Goubet : “Si le bâtiment reste vide, c’est un mauvais signal”


Pour le premier magistrat, cette situation d’absence de dialogue est préjudiciable. “Le propriétaire ne veut pas discuter. Si le bâtiment reste vide, c’est un mauvais signal, il vaudrait mieux que l’on réalise l’OAP et que l’on recrée des commerces avec des surfaces adaptées. Le loyer de 15.000 euros par mois que payait Carrefour est exorbitant dans un secteur très concurrentiel et a contribué au départ de l’enseigne. Les petits clients souffrent du manque de cette offre. Plus tôt on retrouvera des commerces, mieux ce sera pour la population, on en est bien conscient.” C.B.

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