Frédéric Bonnet, garde champêtre, part à la retraite

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Frédéric Bonnet a exercé durant quinze ans à La Boisse

Avant de partir à la retraite après quinze années de service à La Boisse, le garde champêtre Frédéric Bonnet raconte sa carrière.

Le 1er mai, après quinze années à patrouiller sur le territoire de La Boisse et des communes alentour, le garde champêtre Frédéric Bonnet, partira à la retraite. Originaire du Vercors, il avait commencé sa vie professionnelle dans les métiers du bois : scierie, menuiserie, charpenterie… Mais dix ans, une certaine lassitude intervient : “Je ne me voyais pas faire de la charpente dans le Vercors toute ma vie, surtout l’hiver.” En 1989, il saisit l’opportunité de changer de carrière et après un stage de formation de trois mois, il devient le nouveau garde champêtre de Saint-Antoine L’Abbaye, village très touristique où ses fonctions sont partagées entre son travail de police et celui d’agent technique.
Après presque dix-huit ans passés sur cette commune et certains désaccords avec la mairie, “je voulais changer d’horizon”. Il épluche alors les petites annonces et trouve La Boisse. En plus de lui permettre de se rapprocher de sa famille, il vit du jour au lendemain un changement complet d’environnement : “C’est sans comparaison. J’ai l’impression de passer d’une zone très rurale à une zone urbaine.” Surtout, sur ce territoire qu’il va s’approprier doucement, il fait enfin un travail de garde champêtre à plein-temps. Il décrit celui-ci comme consistant faire beaucoup de pédagogie, de prévention, attention à la préservation de l’environnement naturel ou urbain. Il y a aussi le plaisir de mener une enquête, de résoudre certaines affaires comme des cas de décharge sauvage ou ce fait récent d’un vol de caméra de vidéoprotection retrouvée un an après. Finalement, ce qui aura aussi fortement marqué sa carrière pour lui, c’est la période actuelle, stressante pour beaucoup de monde – “les gens deviennent plus agressifs” – et qui amoindrit le regret de partir à ce moment avant que cela dure plus longtemps. “Dans l’ensemble, je quitte La Boisse avec de bons souvenirs.” Et il ne quitte pas ses habitants sans un mot : “Je souhaite aux Buissards de préserver leur village, surtout son environnement avec un urbanisme qui se développe.” Sa retraite, il la passera au calme en Corrèze, près de ses enfants à faire de la randonnée, du vélo ou à travailler le bois, un élément qui ne l’a jamais quitté : “Je ne vais pas m’ennuyer.”
F.D.

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