Jean-Pierre Gaitet : “Nous sommes ouverts au dialogue”

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Jean-Pierre Gaitet explique ne pas avoir voulu se mettre dans l’illégalité

A la suite de notre article relatif aux loyers des commerçants, Jean-Pierre Gaitet, maire, revient sur le sujet dans nos colonnes.

Les commerçants de l’îlot Saint Romain qui se sont exprimés la semaine dernière ont fait part d’un sentiment de manque de considération de la part de la municipalité. Confirmez-vous que les élus n’ont pas été à leur contact ?
Quand ils nous ont fait remonter leurs doléances par rapport au chantier de l’îlot Saint Romain qui n’était pas fini, nous y sommes allés. On a fait l’inventaire intégral de leurs revendications. On s’est aperçu qu’il y avait des choses qui n’étaient pas faites, en particulier la descente de la cave de madame Ciabrini. J’ai demandé à ce qu’on mette en sécurité cette descente, je me souviens d’un bout de métal qui dépassait au niveau des escaliers, ce qui était dangereux, et du besoin d’ajouter du placo-platre pour faire propre, ce qui a été fait. Nous avons été favorables à leurs demandes. Par exemple Le petit boudoir a eu besoin qu’on ajoute un petit évier à l’intérieur comme ils font salon de thé, on l’a fait… Parfois on a aussi pris des rendez-vous avec eux et ils ne sont pas venus.

Qu’en est-il du local poubelle ?
Il y avait un problème avec le local poubelle par rapport à l’établissement du CocciMarket, qui a été réglé. Il suffisait de sortir ses machines réfrigérées et nous avons pu faire les travaux. C’est un local commun mais comme il fallait que ça commence d’un côté pour que ça se fasse de l’autre, il y a eu du retard. Aujourd’hui c’est fait.

Et concernant les trottoirs, qui ne sont pas adaptés ?
Sur les trottoirs, j’étais au courant. Ils ont été refaits en 2015, mais l’effondrement et le chantier ont dû les abîmer. Mais il était compliqué de budgéter une reprise à notre arrivée, surtout qu’on ne peut pas refaire des trottoirs en hiver et que je rappelle que nous avons pris nos fonctions en juillet avec une grosse charge de travail. C’est à refaire, mais l’urgence était de permettre aux commerces de travailler dans de bonnes conditions, ce que nous avons fait.

Votre position reste-t-elle identique au sujet des loyers ?
Quand nous nous sommes rencontrés, les commerçants m’ont fait part de leur revendication pour une gratuité des loyers. Je leur ai dit que je réfléchissais. Mais je n’en ai pas la compétence. Aujourd’hui, ils ne paient plus les loyers, le courrier que nous avons envoyé était pour établir le défaut dans le paiement, pas pour menacer. Je ne peux pas me mettre hors la loi pour faire plaisir. Pendant le confinement, on mettait en avant un commerce chaque jour, on a toujours été de leur côté. Mais c’est dans un pur but égalitaire : si on avait pu indemniser tous les commerçants financièrement nous l’aurions fait. Mais nous ne pouvons pas, déjà financièrement et surtout parce qu’on n’en a pas le droit.

Comprenez-vous leur difficulté ?
Bien entendu et nous sommes ouverts au dialogue pour trouver des solutions dans le respect du cadre légal. La tapissière a souhaité mettre fin à son bail avant la fin, je ne lui ai pas fait payer la différence, le commerce échetois avait reçu les relances d’huissier avant notre arrivée et on a fait en sorte que ça ne passe pas par huissier. Mais encore une fois, nous devons respecter le cadre légal. On essaie de les orienter vers les aides d’Etat, d’informer, …

Accepteriez-vous de les recevoir prochainement ?
Ils ne m’ont rien demandé mais à chaque fois qu’ils ont demandé on les a reçus. Je leur ai déjà donné la même réponse. Notre rôle est de dynamiser d’une façon matérielle, indirecte. Mais pas financièrement, cela on ne le peut pas. K.P.

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