Le centre d’incendie et de secours en pleine mutation

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Le lieutenant Guillaume Bussy, chef de centre adjoint, a commencé sa carrière en bas de l'échelle des pompiers avant de gravir un à un les échelons

Depuis le mois d’avril 2020, une nouvelle organisation a été mise en place au centre d’incendie et de secours de Lagnieu qui a vu l’arrivée d’un chef de centre adjoint. Celui-ci partage son temps avec le centre d’incendie et de secours d’Ambérieu. Il s’agit du lieutenant Guillaume Bussy, qui évoque avec nous cette année si particulière.

Suite à une réorganisation opérationnelle, de profonds changements ont été opérés à la caserne latiniçoise qui se professionnalise petit à petit et s’adapte aux besoins interventionnels. Pour ce faire, le service départemental a modifié son schéma de commandement, avec l’arrivée d’un nouveau chef de centre adjoint, Guillaume Bussy.
Âgé de 45 ans, originaire de Balan, marié et papa de trois enfants, cet autodidacte a commencé, en bas de l’échelle, et a travaillé dur pour décrocher son grade de lieutenant. Il a tout d’abord effectué son service militaire au sein de la prestigieuse brigade des sapeurs-pompiers de Paris, où il s’est ensuite réengagé durant 7 ans. Il a ensuite rejoint les rangs du SDIS 01 en 2002, passant par les centres de Pont-d’Ain, Miribel et Meximieux. Il a ensuite réussi le concours d’officier et a rejoint le centre de Trévoux pour devenir le chef formation sport du groupement de la Dombes.
En avril 2020, il a pris les commandes du centre de secours de Lagnieu en tant qu’adjoint partageant son temps avec le centre Ambarrois. À cette époque, le centre de Lagnieu était encore 100% volontaire, mais depuis l’arrivée du lieutenant professionnel, deux effectifs supplémentaires ont été nommés : l’adjudante Vanessa Drouillon, originaire de Lagnieu et le sergent Jean-Louis Raccurt de Trévoux.
“Je suis très heureux de leur arrivée, je leur dois aussi beaucoup, car c’est eux qui contribuent en grande partie à la vie du centre et de ses volontaires”. Ils sont rejoints par deux autres recrues, Gilles Parrain de Bourg-en-Bresse depuis le 1er avril et David Iardoni d’Ambérieu à compter du 1er mai prochain.
Le centre de secours de Lagnieu présente un effectif de 69 sapeurs-pompiers, dont 13 féminines. Une baisse significative par rapport à l’année précédente, qui s’explique par un réajustement géographique des personnels, “mais cela correspond aux missions qui nous incombent”, nous confie le lieutenant Bussy.
Le matériel est composé d’un véhicule de secours et assistance aux victimes (qui vient d’être changé), d’un fourgon pompe-tonne secours routier, d’un fourgon dévidoir grande puissance, d’un camion-citerne feu de forêt, d’un véhicule léger hors-route, un véhicule tous usages et d’une embarcation, ainsi qu’un véhicule léger.

Un peu moins de 1000 interventions l’année dernière

En 2020, on a dénombré 947 interventions (environ 1.100 par an les trois dernières années), une baisse de 10% par rapport à 2019 qui s’explique par le confinement, le secours à personnes représentant 77 % des sorties. “Mais on a déjà une forte augmentation en 2021 avec une hausse de 25 % des interventions, ce qui augure une année en corrélation avec notre moyenne sur les dernières années”.
Lorsqu’on interroge le lieutenant Bussy sur l’impact de la crise sur son unité, il nous explique que le personnel a surtout dû s’adapter aux protocoles sanitaires, notamment en distanciation sociale :“On a limité le brassage et nous n’avons eu aucun cluster ici. Seul le personnel de garde était autorisé à venir à la caserne. Mais cela a été un peu dur d’un point de vue social et pour le collectif. C’est plus compliqué de mesurer la motivation du personnel, connaître ses craintes ou attentes, on est moins à l’écoute directe. On a tout de même développé les contacts via les réseaux sociaux, et les réunions étaient en comité restreint. On s’adapte c’est l’une des clés de notre métier”.
Un an après son arrivée à Lagnieu, il nous avoue que cela fut une année particulièrement dense, mais enrichissante : “je suis d’un naturel optimiste, alors même si cela n’a pas été toujours facile mais j’ai la chance d’avoir une équipe formidable avec moi. De mon côté j’essaie d’apporter mon expérience, mon vécu, et les retours semblent positifs. Je sais que je peux m’appuyer sur cette équipe, et même s’il y a énormément de travail, la cohabitation entre pros et volontaires se passe très bien ici”.

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