Les diesels bientôt bannis de Lyon

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Les véhicules diesel ne seront plus autorisés à partir de 2026 dans Lyon

Petit à petit, les véhicules diesel n’auront plus droit de cité dans la Métropole lyonnaise. Dès le 1er janvier prochain, les véhicules des particuliers les plus anciens seront concernés.

45 : c’est le nombre de jours durant lesquels l’agglomération lyonnaise a été en alerte rouge pour la pollution de l’air en 2019. Un triste record national, avec les conséquences sanitaires qui l’accompagnent, pour les riverains, notamment les maladies respiratoires. Sommée de s’améliorer par l’Europe, la France répond très mollement aux injonctions. Quelques restrictions de circulation sont imposées lors des pics. La métropole de Lyon a également créé une zone de faibles émissions au 1er janvier 2020, dans le périmètre situé à l’intérieur du périphérique, comprenant Lyon, Villeurbanne, Caluire et Bron et Vénissieux en partie. Elle est interdite aux véhicules utilitaires diesel datant d’avant 2011 ou essence d’avant 2005.
Mais pour la nouvelle majorité métropolitaine, cela ne va pas assez loin. Les émissions de dioxyde d’azote, qui contribuent à la formation de l’ozone, sont générées par le trafic routier à 66 % et quasi intégralement par les diesels. La Métropole de Bruno Bernard a donc décidé d’aller encore plus loin en renforçant les interdictions, dès le 1er janvier 2022, dans le périmètre de la ZFE. Celles-ci s’adresseront cette fois-ci également aux particuliers roulant à bord de véhicules diesel immatriculés avant le 31 décembre 2000. À l’horizon 2026, ce sont bien tous les diesels qui seront bannis progressivement.
La Métropole promet à ses habitants des aides à l’acquisition de véhicules moins polluants, des abonnements et une desserte TCL adaptés, un “réseau express vélo”, le développement du covoiturage avec les territoires voisins, ainsi que quelques exceptions pour les personnes ne disposant d’aucun autre moyen pour accéder à leur lieu de travail par exemple.
Une large concertation est annoncée dès l’automne 2021, mais ni le Département de l’Ain, ni les intercommunalités voisines ne font partie des personnes publiques associées, selon les éléments dont nous disposons. Pourtant, les Aindinois sont nombreux à travailler quotidiennement sur ce territoire, qu’ils fréquentent aussi pour leurs rendez-vous médicaux, leurs achats, leurs sorties amicales, familiales ou culturelles – quand elles étaient possibles… Ils devraient toutefois pouvoir s’exprimer à travers l’enquête publique réglementaire, le moment voulu. C.B.

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