Un collectif réclame un agrandissement du mur antibruit le long de la D1075

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Aurélien Montéléone et son père sont excédés par les nuisances sonores

La création du nouveau giratoire de Saint-Denis-en-Bugey réalisé par le Département de l’Ain ne fait pas que des heureux, les habitations qui se retrouvent juste en dessous subissent des nuisances malgré la création d’un mur antibruit. Malheureusement, celui-ci ne couvre que 200 mètres du parcours au lieu du kilomètre où se trouvent réparties les maisons. Un Collectif réclame rapidement des mesures pour atténuer la résonance sonore.

Les habitants que nous rencontrons sont excédés. En cause les nuisances qu’ils subissent en raison du trafic des véhicules circulant sur la D1075 notamment depuis la réalisation du giratoire en contrebas. “Lorsque nous avons appris par une connaissance qu’un rond-point allait être construit, nous sommes allés voir sur le site du Département afin d’en savoir plus, et nous avons vu qu’un mur antibruit allait être construit. Certains étaient ravis, mais on a vite déchanté quand on a remarqué que celui-ci ne couvrirait que 200 mètres du parcours et que nous allions être lésés” expliquent Aurélien Montéléone et Patrick Montangon à l’origine du collectif créé.
En mars 2020 à lieu la première réunion officielle entre Pascal Collignon, maire de la commune, des habitants et des représentants du Département. Auparavant, les véhicules arrivaient sur la voie de gauche et maintenant ils serrent à droite, ce qui allait encore augmenter les nuisances, car les camions sont, pour la plupart, en phase d’accélération… Il a finalement été rétorqué au collectif qu’il était sous la coupe de l’antériorité et qu’il n’obtiendrait rien.
“Bien sûr, c’est facile de nous dire cela, à l’époque le trafic était moindre, mais depuis, notamment avec le PIPA qui réceptionne des centaines de camions, la donne n’est pas la même ! On tombe sur le coup d’une modification significative des infrastructures, pour un coût de plus de 1.400.000 euros”. Lorsqu’on modifie le flux de circulation, on doit s’assurer que la hausse du bruit avant et après ne dépasse pas un certain nombre de décibels, seulement aucune mesure d’intensité sonore n’a été effectuée avant le chantier, et c’est bien là aujourd’hui le principal sujet de discorde : “Après nos échanges, des relevés ont été faits, la moyenne serait de 59,6 décibels, ce qu’on ne conteste pas. Moi-même j’ai acquis du matériel professionnel et que les chiffres sont à peu près les mêmes, mais une moyenne des 27.800 véhicules jour et 3.000 poids lourds n’est pas représentative des heures pleines et des heures creuses, la plupart du temps c’est plus de 80 décibels que je relève…On leur fait dire ce qu’on veut aux chiffres”, estime Patrick Montangon. “N’oublions pas que nous sommes en période COVID-19, qu’est-ce que cela va être après, et les motos ? L’été arrive et on entend déjà rugir les 2 roues…Et que dire de l’évolution dans les années à venir ? Nos maisons seront dépréciées, et cela tout le monde s’est fou !”
Le collectif comprend aujourd’hui 40 foyers mais ses rangs devraient encore augmenter. Des actions sont prévues et une étude acoustique pourrait être lancée. Il faudra cependant trouver des fonds car une telle étude coûtera environ 12.000 euros : “on doit payer pour une étude que le Département n’a pas faite, c’est un comble. On veut simplement que le mur soit prolongé pour être plus tranquille et ne pas se faire klaxonner quand on est bord de la piscine l’été, ne plus recevoir de cailloux du tracteur qui nettoie le bord des routes sans oublier les ordures qu’on jette des voitures…” explique Patrick Montangon qui ajoute : “J’ai pris contact auprès d’un avocat spécialisé, et j’ai déjà versé 1.700 euros de ma poche. Le Département joue la montre, et reste droit dans ses bottes, mais je ne compte pas en rester là, je suis prêt à faire une grève de la faim au rond-point pour être entendu. Cela me déprime, de ne même pas être soutenu par la mairie. Croyez-moi, on compte bien se faire entendre et multiplier les actions, et on ira au tribunal s’il le faut. Avec tout ça on est dans un état de stress permanent. Je n’ose même plus inviter des amis, de peur qu’ils me parlent de ça… Ce n’est pas une vie” termine Stéphane Montangon.

Collectif et page Facebook : “tous ensemble pour un mur anti-bruit à St Denis”

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