L’athlète Axel Zorzi vise les Jeux Paralympiques de Tokyo

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À son retour de Dubaï, où il concourait sur le 100 m de la catégorie T13 – une des catégories relatives à de la déficience visuelle, nous avons pu nous entretenir avec l’athlète beynolan spécialiste du sprint. Égalant son record personnel (11”18), il termine 4ème de sa course. L’enjeu est simple pour lui : atteindre le temps de 10”98 qualificatif pour Tokyo. Au moins deux occasions d’ici là (Tunis et Talence) pour réussir ce challenge. Autre enjeu de la saison : les championnats d’Europe où “un podium est possible” de l’aveu de l’intéressé.

Votre déficience visuelle a-t-elle constitué une difficulté durant vos études ?
C’est une déficience de naissance, donc j’ai toujours eu à faire avec ce problème. Même si ce n’était pas toujours facile, j’ai suivi une scolarité normale, passant par le collège Louis Armstrong, puis deux ans au lycée Saint-Joseph à Miribel avant d’intégrer une section sport-étude au lycée Jean Perrin dans le 9ème arrondissement de Lyon. J’avais évidemment besoin de matériel adapté pour suivre.

C’est au cours de vos années en Côtière que votre passion pour le sprint est née ?
Non, pas exactement. Quand j’avais 15 ans j’ai eu la chance d’assister aux Jeux paralympiques de Londres en 2012. L’ambiance était dingue. 80.000 personnes encourageant les athlètes paralympiques, j’ai eu envie d’en être et de vivre ce type d’émotions.

Et ensuite, quel a été votre rapport à l’athlétisme ?
J’ai eu assez rapidement des résultats. J’ai participé aux championnats du monde de 2017, puis à ceux de 2019. L’enjeu à présent, le rêve, c’est de participer aux Jeux paralympiques, et pourquoi pas dès Tokyo 2021. Pour cela, il faut gagner 2 dixièmes. Cela peut paraître beaucoup, mais mon entraîneur y croit énormément : il considère que ma course à Dubaï était techniquement bien moins bonne que ce je produis à l’entraînement. Il y a donc une marge de progression. On y croit. Au-delà des Jeux paralympiques, il y a également les championnats d’Europe cette année où je nourris quelques ambitions pour décrocher au moins un podium

Le sport n’occupe pas toutes vos journées. Quelle est votre activité principale ?
Après le bac, j’ai fait une école de théâtre à Lyon. La formation durait trois ans. Je suis donc maintenant acteur ; la situation actuelle n’aide pas pour décrocher des rôles, mais là aussi je m’accroche.

Y a-t-il des points communs entre sprint et théâtre ?
Oui tout à fait. Le rapport au corps déjà. L’importance dans les deux disciplines d’une certaine préparation physique et mentale. En fait, j’ai l’impression que chacune de ces deux activités nourrit l’autre.

Pour vous qui êtes aujourd’hui installé à Lyon, que représente la Côtière ?
Beaucoup de choses. mes parents habitent là. Mes grand-parents également. Il y a beaucoup de Zorzi à Beynost (rires). J’ai gardé quelques amis dans le coin également. Pour ma course à Dubaï, toute la famille était réunie à Beynost pour suivre le live sur internet. Enfin, il y a mon sponsor Swiss Vision au centre commercial Beynost 2 qui m’aide et me soutient beaucoup.

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