Police municipale : le mariage reconduit

0
387
La convention a été renouvelée pour un an

C’est tout bénéf’ : depuis une année, Tramoyes dispose du service de la police municipale 25 heures par semaine. Le bilan après douze mois de fonctionnement est pleinement satisfaisant pour le maire de la commune Xavier Deloche : “À l’origine, nous avions un garde-champêtre puis un policier municipal qui a connu une évolution de carrière. Quand il est parti, on s’est demandé comment faire mieux avec moins. Pierre [Goubet, maire de Saint-Maurice-de-Beynost, ndlr] cherchait à étoffer sa police. [Par rapport à un poste de policier municipal], nous avons fait plus de 10.000 euros d’économie, et en échange nous avons quatre policiers qui passent 25 heures hebdomadaires sur notre territoire. Ca a tout changé. Comme en plus, en même temps, nous avons eu le changement de brigade de gendarmerie, nous avons tous les jours ou tous les deux jours, du passage “de bleu” sur notre commune. Tout est géré par la commune de Saint-Maurice-de-Beynost, qui dispose d’une vraie culture sur le sujet.


Des tâches au cœur du quotidien des habitants


Concrètement, la police municipale visite les commerces, les entreprises, intervient à la sortie de l’école, mais verbalise aussi quand c’est nécessaire. “Ils trouvent des taches au cœur du quotidien des habitants. Ce qui fait que quand il faut punir, ils le font avec beaucoup de tact, et c’est mieux accepté” explique Xavier Deloche, qui prévient, d’ores et déjà, que les contrôles routiers vont s’intensifier dès le début d’année.
Pour les Tramoyens, comme pour les Mauriciens, la police acquiert également de nouvelles compétences. Notamment en matière d’urbanisme avec une formation spécifique qui permettra d’intervenir rapidement en cas d’infraction.
Pierre Goubet, maire de Saint-Maurice-de-Beynost, confirme la bonne marche de cette mutualisation, qui a permis à sa ville de faire des économies en partageant le coût de l’arrivée d’un quatrième policier municipal. “Les trois grosses communes de l’intercommunalité avaient des effectifs de police municipale structurés. Les petites n’avaient plus de policier municipal ou des solutions intermédiaires. On s’est dit que l’on avait l’occasion d’avoir des effectifs et des missions partagées. Pour nous, l’intérêt était de partager les coûts financiers.” Pierre Goubet et Xavier Deloche partagent une vision commune du rôle de la police municipale, notamment sur son rôle de prévention et de lien avec la population. “S’il manque cet étage, qui permet d’alerter plus tôt, les dérives se poursuivent et on se retrouve ensuite dans le tout répressif.”
Une vision partagée et portée par David Pourchaire, chef de la police municipale : “L’épicentre du travail de policier municipal, c’est la proximité, et le contact avec la population. Nous avons été agréablement surpris par l’accueil de la population et des techniciens de Tramoyes. C’est gratifiant.”
L’expérience a été appréciée par les deux parties, qui ont choisi de se réengager pour une année. C.B.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here