Pierre-Luc Périchon en lice sur La Vuelta

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86ème du dernier Tour de France, 101ème de la Flèche Wallonne et 125ème de Liège-Bastogne-Liège, le coureur de l’équipe Cofidis, originaire de Saint-Jean-de-Niost et formé au Vélo Club d’Ambérieu, prend part pour la première fois au Tour d’Espagne qui vient de s’élancer d’Irun au Pays Basque. En exclusivité, il répond à nos questions.

Avec du recul, êtes-vous globalement satisfait de votre cinquième Tour de France ?
Oui. Je suis parti sur ce Tour avec un rôle bien précis qui était d’épauler le plus longtemps possible Guillaume Martin (leader de l’équipe Cofidis). Même si on peut toujours faire mieux, je pense avoir rempli mon rôle du mieux que je pouvais. L’équipe était satisfaite de moi, Guillaume (Martin) aussi. Et personnellement, je suis satisfait de mon travail (sourire).

Comment avez-vous vécu la montée du Grand Colombier sans public au bord de la route ?
C’était un peu particulier. Le public a tendance à nous pousser dans nos retranchements. Là, cela ressemblait plus à un entraînement collectif qu’à une compétition. C’était un petit peu triste, un petit peu calme… Mais tout le monde était à la même enseigne. Sur le Tour en général, l’ambiance était particulière avec peu de public par rapport à d’habitude. Pour le Grand Colombier, les restrictions et prises de décision de dernière minute ont enlevé du charme à la course.

Comment avez-vous réussi à gérer l’après Tour de France ?
C’était prévu, avec l’équipe, que je participe aux classiques Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Avant cela, j’ai fait deux critériums. On s’est basé surtout sur la récupération. Même si la saison n’a pas été très chargée, l’enchaînement de courses de ce niveau-là peut très vite créer de la fatigue. Le but est de renforcer mon capital énergie. D’autant plus que j’enchaîne avec La Vuelta (Tour d’Espagne) dans quelques jours.

Justement, comment abordez-vous ce grand tour (du 20 octobre au 8 novembre) qui constitue une première pour vous ?
Effectivement, ce sera nouveau pour moi. Je ne sais pas encore très exactement avec quel rôle je vais sur La Vuelta. Si Guillaume (Martin) souhaite jouer le général, mon rôle sera probablement le même que sur le Tour de France. S’il joue des victoires d’étapes, je pense que je pourrais de temps en temps jouer ma carte, en baroudeur puncheur, sur certaines étapes qui me conviennent le mieux. En tout cas, j’aborde cette Vuelta dans un esprit plutôt libéré. Avec Cofidis, on a fait un dernier Tour de France plus que correct et, pour moi, La Vuelta c’est un bonus et une opportunité supplémentaire de se distinguer cette saison.

Vous étiez dans la présélection française pour les derniers mondiaux remportés par le Français Julian Alaphilippe, avez-vous cru en vos chances de sélection ?
Oui, j’y ai cru. C’est sûr que j’aurais préféré être sur le vélo avec l’équipe de France pour vivre ce moment-là. Avec le recul, on peut dire que le sélectionneur national (Thomas Voeckler) a fait les bons choix. J’étais très content pour Julian (Alaphilippe), très content pour Guillaume (Martin) qui a fait un très bon boulot dans le final, comme toute l’équipe de France d’ailleurs. Cela faisait 23 ans qu’on attendait un champion du monde tricolore. Comme pour les coupes du monde de foot en 1998 et 2018 où la France a gagné, je me rappelle très bien ce que je faisais quand Laurent Brochard a été champion du monde en 1997. Et je me rappellerais encore longtemps ce que je faisais quand Julian Alaphilippe est devenu champion du monde en 2020.

Enfin, vous venez d’être prolongé d’une saison par Cofidis. Une belle marque de confiance de la part de votre employeur ?
Oui, c’est une marque de collaboration mutuelle qui fonctionne. Vivre de sa passion n’est pas donné à tout le monde et c’est une très bonne chose, pour moi, que Cofidis me fasse confiance pour 2021.

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