18% des logements de l’Ain sont de véritables passoires thermiques

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Et vous, connaissez-vous les déperditions énergétiques de votre logement ?

Dans l’Ain, près d’un habitant sur cinq chauffe autant dehors son habitation que dedans. C’est en substance le constat que permet de dresser l’analyse d’une étude statistique publiée tout récemment par le ministère de la transition écologique.

La saison hivernale s’approche désormais doucement, et avec les pluies de ces derniers jours, beaucoup déjà, ont remis doucement leur chauffage. Pour près de 4,8 millions de foyers en France cependant, soit environ 17% du parc des résidences principales, l’énergie va s’évaporer en très grande partie au-dessus de leur tête ou dès sa conception. C’est le constat qui ressort d’une étude publiée par le service statistique du ministère de la transition énergétique. Ces logements, étiquetés F et G au DPE (diagnostic de performance énergétique), sont communément qualifiés de “passoires thermiques”. Mais si leur faible performance énergétique tient évidemment compte de l’isolation de l’habitat, c’est en réalité loin d’être le seul critère puisque la date de construction du logement, sa taille, sa localisation, sont autant de caractéristiques qui influent sur la performance énergétique globale, le mode d’énergie de chauffage jouant toujours un rôle majeur. À ce sujet, dans le cadre du DPE actuel, mesuré en énergie primaire, les logements chauffés à l’électricité sont sur-représentés parmi les logements très énergivores, et qu’ils seraient à l’inverse très fortement sous-représentés en cas de hiérarchisation fondée intégralement sur la consommation d’énergie finale. En effet, la consommation d’énergie primaire inclut la chaleur perdue, pouvant représenter jusqu’à deux tiers de la chaleur produite dans les centrales thermiques lors de la conversion en énergie électrique.
Ceci étant précisé, dans le département de l’Ain, 18% des résidences principales sont considérées comme des passoires thermiques, soit plus de 47.000 logements. C’est un constat moyen, un peu moins bien que la moyenne nationale (17%).
Au sein de la région, l’Ain fait cependant plutôt partie des bons élèves, puisque seul le Rhône fait mieux, avec “seulement” 15% de passoires thermiques, alors que l’on en comptabilise une proportion d’environ 19% en Isère, 24% en Savoie et 26% en Haute-Savoie, Ardèche et Allier et surtout 47% dans le Cantal, bonnet d’âne de ce classement hexagonal. À titre de comparaison, les Pyrénées atlantiques ne compteraient pas plus de +6% de logements étiquetés F et G.
En marge de ces chiffres, on retiendra que généralement, les logements très énergivores concernent davantage les maisons individuelles que l’habitat collectif, et davantage les petites surfaces. Ainsi, près de 36 % des logements de moins de 30m2 ont une étiquette F ou G, ce qui n’est le cas que de 13 % des logements de plus de 100 m2. Enfin, et c’est assez logique, les logements les plus anciens sont statistiquement les plus énergivores, avec une situation qui s’améliore sur le parc immobilier, au fur et à mesure de l’instauration de nouvelles réglementations thermiques de construction des bâtiments.

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