Une opération de débardage insolite dans la rivière d’Ain avec des chevaux de trait !

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Vincent Favaro au travail avec ses deux chevaux de trait : Fidèle le trait Comtois et Amiral le trait du Nord. Les chevaux permettent d’évoluer dans le lit de la rivière en minimisant l’impact environnemental.

Au cours du mois d’août dernier, de copieuses opérations de débardage ont été menées le long de la rivière d’Ain, grâce à des chevaux de trait. Elles ont permis d’évacuer des tonnes d’arbres et branchages obstruant le cours d’eau et ses abords à hauteur des ponts de Chazey et de Blyes.

Scènes insolites, cet été, le long de la rivière d’Ain, puisque sur sollicitation l’initiative du Département de l’Ain, l’entreprise d’Évosges Trait Débardages Services, dirigée par Vincent Favaro, est venue entretenir les deux ponts de Chazey et Blyes.
En effet, lors des crues, la rivière charrie des arbres, branchages et souches qui viennent s’échouer sous les piles des ponts, obstruant le cours naturel de la rivière et faisant porter du poids sur la structure des édifices.
Vincent Favaro, spécialiste des travaux sur rivières, a la particularité d’utiliser une technique particulièrement respectueuse de l’environnement, puisqu’il intervient à l’aide de chevaux de trait, des animaux particulièrement robustes et qui permettent d’agir avec précision.
Accompagnés d’un bûcheron, qui prépare en amont les bois et qui les dessouche, les chevaux ont été utilisés pour évacuer les végétaux à ras la berge, l’engin mécanisé n’intervenant qu’en bout de chaîne pour l’évacuation.
Au-delà de son intérêt environnemental, cette technique permet de préserver un véritable savoir-faire lié aux chevaux de trait.
Ces travaux ont évidemment éveillé la curiosité de nombreux passants, et notamment des baigneurs, pêcheurs et autres pratiquants de kayak, car le cheval, au-delà de sa fonction, bénéficie d’un immense capital sympathie. 
D’autre part, il permet d’intervenir dans des zones inaccessibles pour les engins motorisés, démontrant une maniabilité et une adaptabilité très intéressantes et saines, avec un bilan carbone réduit à son strict minimum. 
Les baigneurs retrouvent une rivière déchargée de tous ces bois échoués, les pêcheurs peuvent s’adonner à leur loisir sans casser leur ligne dans les branchages et les kayakistes apprécient l’espace libéré sous les ponts devenus plus accessibles. 

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