Nouveau Syndicat des Eaux Dombes/Côtière : pour un meilleur maillage du territoire

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Assistant de maitrise d’ouvrage, président du Syndicat, maitre d’oeuvre et hydrogéologues lors de la récente réception des forages d’essai début juillet

Le 16 juillet dernier, le Syndicat des Eaux Dombes/Côtière a procédé au renouvellement de ses membres suite aux élections municipales. Né le 1er janvier 2020 de la fusion du Syndicat des Eaux de Meximieux et de la Côtière avec le Syndicat intercommunal des Eaux de Rignieux-le-Franc, Faramans et Saint-Éloi (RFS), celui-ci réunit douze communes (*). À l’issue de la réception du chantier des nouveaux forages qui s’est tenue début dernier, le président Jean-Alex Pelletier évoque le fonctionnement et les projets de cette structure intercommunale.

Comment se déroulent ces premiers mois d’existence pour le nouveau Syndicat des Eaux Dombes/Côtière ?
La fusion s’est très bien passée. Le budget a été voté dans la foulée le jour de l’installation. Tout le monde était d’accord. Restait à mettre en œuvre l’interconnexion entre les deux anciens syndicats. Les travaux sont partis immédiatement, on n’a rien arrêté et aujourd’hui, la canalisation a été tirée.

Concrètement, qu’est-ce qu’apporte cette fusion ?
Elle apporte un maillage du territoire. C’est-à-dire que le Syndicat est connecté avec les deux puits de Villieu et bientôt les deux nouveaux forages en cours sur Meximieux. L’interconnexion des deux anciens syndicats fait aussi qu’on est relié maintenant à Chalamont qui alimentait l’ancien Syndicat des Eaux RFS. Chalamont est confronté aujourd’hui à des problèmes importants de captage. Aussi, cela lui permettra de se développer correctement et, en cas de besoin, on pourra ouvrir les vannes d’un côté ou de l’autre, donc une sécurisation du territoire très optimale.

Quel est l’objectif des nouveaux forages situés sur la plaine meximiarde non loin de l’autoroute (A42) ?
L’objectif primaire consistait à faire une diversification en cas de pollution des forages de Villieu. Vu la quantité et la qualité que nous disposons, nous avons pu intégrer RFS. Est venu se greffer aussi le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA) dans un premier temps, uniquement en cas de secours. Du coup, on maille aussi sur ce secteur géographique. À mon sens, on protège nos habitants tant en qualité qu’en quantité et en sécurité pour une petite centaine d’années. Concernant les deux nouveaux forages d’un montant de plus d’un million d’euros HT, on a fait les pompages d’essai et on sait qu’on a de l’eau en quantité et en qualité. Un hydrologue agréé nommé par l’ARS doit nous dire les surfaces de protection nous permettant, par la suite, de lancer les DUP (Déclarations d’Utilité Publique) établies par les services de l’État. Puis, il faudra tirer la canalisation qui va des nouveaux forages pour se connecter sur le réseau existant. Cela prendra du temps mais on devrait sûrement arriver à le faire juste avant la fin de ce mandat. Je précise que ces forages sont situés sur une parcelle de terrain appartenant au Syndicat. Nous sommes d’ailleurs en cours d’acquisition de dix hectares au lieu-dit Sous le Mont. Le but est de faire un ensemble paysager propre et joli, de replanter des haies, de favoriser la biodiversité… Sans pour autant empêcher les exploitants de travailler.

Comment fonctionne le Syndicat ?
Il n’emploie aucun salarié. Il est géré par les élus des communes concernées aidés d’un maître d’œuvre qui suit les chantiers et qui est payé à la commission. C’est un fonctionnement qui me tient à cœur. Le secrétariat est assuré par la commune de Meximieux qui abrite le siège du Syndicat.

L’eau potable que les habitants consomment est-elle de bonne qualité ?
Oui et de très très bonne qualité. On a vraiment aucun problème. Le taux de chlorage s’apparentait à une très grande piscine d’un privé. Ce n’est pas la javel qui va plomber le Syndicat (sourire).

Les sécheresses successives ces dernières années font-elles craindre à terme une pénurie d’eau sur notre secteur ?
Clairement non. Les nouveaux pompages s’arrêtent à 47 mètres de profondeur. Avant de vider cette nappe, on a beaucoup de temps devant nous. Quand je dis une centaine d’années, ce n’est pas utopique du tout.

Êtes-vous confrontés à des incivilités sur les équipements ?
Non, on n’a pas d’incivilités sachant que tous nos réservoirs sont équipés de détecteurs d’entrée reliés directement à notre prestataire (la Sogedo) qui est alerté en temps et en heure en cas d’intrusions.

Le désengagement de l’État, via l’Agence de l’eau, a-t-il des conséquences douloureuses sur les projets à venir du Syndicat ?
Cela a eu des conséquences pour financer ce nouveau captage. L’Agence de l’eau s’est engagée à donner quelque chose mais on ne sait toujours pas combien.

Enfin, vous êtes élu de longue date sur Meximieux, quel plaisir avez-vous à présider ce Syndicat ?
Ma première grande satisfaction est d’avoir contribué en 2014 à la création du Syndicat des Eaux de Meximieux et de la Côtière qui a traîné depuis 20 ans. Depuis la création de ce Syndicat, le prix de l’eau n’a jamais été augmenté. Si demain, le prix doit augmenter, il le sera de façon très légère. En tant qu’adjoint au développement durable et au cadre de vie, c’est aussi une continuité de mon engagement municipal. Présider le Syndicat des Eaux est, pour moi, une tâche passionnante car c’est du concret. Pour le développement de notre territoire, il est aussi nécessaire d’avoir de l’eau de bonne qualité et en quantité. Ce que j’aimerais, dans 30 ou 40 ans, c’est que nos successeurs disent : “Les vieux, ils avaient raison !” et non pas : “Ils n’ont rien fait, ils nous laissent le bébé” (rires). S’occuper de l’eau potable, faire les réseaux, cela ne se voit pas toujours. Et pourtant, il y a tout un travail en amont. Les gens ne s’en rendent pas toujours compte, sauf quand cela ne marche pas.

(*) : Birieux, Bourg-Saint-Christophe, Crans, Faramans, Joyeux, Le Montellier, Meximieux, Pérouges, Rignieux-le-Franc, Saint-Éloi, Versailleux et Villieu-Loyes-Mollon.

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