Des entreprises recherchent de la main-d’œuvre

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Geoffroy Cormorèche a besoin de main-d'oeuvre à la production (photo d'archives)

À l’heure où le confinement est à l’ordre du jour, plusieurs entreprises sont à la recherche active de main-d’œuvre pour assurer le service à la population…

Santé, agroalimentaire, action sociale, agriculture, transports : il est des secteurs d’activité qui se trouvent aujourd’hui confrontés à une pénurie de main-d’œuvre. Des préparateurs de commande pour les bases logistiques alimentaires, des agents de préparation pour assurer le conditionnement à Saint Vulbas, ou encore chez les maraîchers des Echets, les opportunités ne manquent pas. À Saint Vulbas, l’entreprise Bulles de Linge a connu une recrudescence de son activité ces dernières semaines : cette société est spécialisée dans le traitement du linge pour les personnes âgées hébergées en EHPAD. Depuis le début du confinement, les familles n’effectuant plus  une partie de la tâche, la charge a mécaniquement augmenter. Cinq postes étaient à pourvoir la semaine dernière, ouverts à des débutants, pour assurer le pliage du linge. Rapidement, la plupart ont trouvé preneurs, occupés par des personnes se retrouvant sans revenu en raison de la crise sanitaire ou des chômeurs récents. Dans cette entreprise qui certifie du linge bactériologiquement propre toute l’année, les gestes barrières font partie des us et coutume habituels. 
Toujours dans la Plaine de l’Ain, Orapi, fabricant de gels hydroalcooliques, tourne évidemment à plein régime et recherche des  conducteurs de ligne pour la production et du personnel qualifié dans ce même domaine.
L’agroalimentaire est également en première ligne. Sur le plateau des Echets, les maraîchers sont nombreux et tous ne sont pas logés à la même enseigne. Ceux qui fournissaient les restaurants, cantines scolaires et marchés sont à la peine alors que la pleine saison n’a  pas encore débuté pour tous. De la main-d’œuvre s’est spontanément  proposée, suffisante pour assurer le travail sous les serres  actuellement. Ils voient la mi-avril arriver avec beaucoup d’incertitudes. S’ils trouvent le débouché pour vendre, la main-d’œuvre viendra à manquer. Si les débouchés ne sont pas suffisants, se posera la question de récolter – ou pas. Pour ceux qui fournissent les commerces encore ouverts, la clientèle est présente et on ne se  bouscule pas forcément. La SARL Cormorèche, aux Echets, produit des  betteraves, emballées et stérilisées, particulièrement prisées puisqu’elles ont une longue durée de conservation. Pour maintenir sa production, elle a besoin d’un opérateur de ligne. Les conditions de  travail ont été adaptées au contexte actuel, avec des distances de sécurité respectées, des repas pris en petit nombre, éloignés les uns  des autres, voire en plein air pour ceux qui le souhaitent lorsque la  météo le permet. L’accès à l’entreprise est également aménagé des  façons à ce que les chauffeurs assurant les livraisons ne croisent pas  le personnel de la production. Plus largement, le monde agricole a  créé sa propre plateforme pour mettre en lien les personnes volontaires pour travailler dans les champs et les agriculteurs à la  recherche de personnel. Il suffit de s’inscrire sur https://desbraspourtonassiette.wizi.farm/
De nombreuses autres offres d’emploi sont disponibles via pole-emploi.fr. Le service public est actuellement assuré à distance par  les agents qui s’attellent à gérer les dossiers des demandeurs  d’emploi, mais aussi assurent le lien avec les chefs d’entreprises.  

C.B.

Le chômage partiel peut se cumuler avec une activité

Depuis le début de la crise sanitaire, bon nombre de salariés se  retrouvent au chômage partiel et donc sans activité. Dans le même  temps, d’autres recherchent désespérément de la main-d’œuvre. Or, il  est possible d’aller travailler en étant au chômage partiel, comme l’a  confirmé la semaine dernière Agnès Gonin, directrice du travail de  l’unité départementale de la DIRECCTE (Direction régionale des  entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de  l’emploi). “Un salarié en activité partielle peut être amené à  travailler pour une autre entreprise, et dans ce cas-là, il va cumuler  son indemnité d’activité partielle avec un salaire qui pourrait être  attribué par une entreprise qui le recrute.
Les entreprises en activité partielle ont elles aussi la possibilité  de “prêter leur main-d’œuvre”. Elles peuvent mettre à disposition leurs salariés, sous réserve de leur accord et de dispositions  spécifiques, à une autre entreprise qui prend le relais de la rémunération à 100 %. Dans ce but, la chambre de commerce et  d’industrie a mis en place une “bourse d’entraide” afin que les  entreprises puissent faire connaître leurs besoins entre elles (www.ain.cci.fr ).

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