Des bonnes affaires à la recyclerie La Rênoverie, et + de 20 tonnes de déchets sortis des déchèteries

Economie/Ecologie

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Presque trois mois après son ouverture, la Recyclerie, créée pour réduire le volume des déchets amenés en déchèterie en redonnant une seconde vie aux objets, affiche un démarrage satisfaisant pour son fondateur et dirigeant, Rémi Mourier.

Rémi Mourier, à l’initiative de la recyclerie la Rênoverie d’Ambérieu, également son directeur, est assez satisfait près de 3 mois après son ouverture du fonctionnement rencontrée par la Recyclerie, une structure socio-écologique qui doit permettre au territoire de la communauté de communes de la plaine de l’Ain de répondre à une directive européenne qui vise à réduire de 50% la part de déchets non-recyclables d’ici 2025, en redonnant une seconde vie aux objets promis à la déchèterie.
L’équipe de 8 salariés en insertion socio-professionnelle en contrat de 26 heures est bien en place et représente l’équivalent de 6,5 temps complets pour faire tourner la recyclerie avec son directeur et des bénévoles. Ils travaillent en binôme, au magasin, à la caisse, dans les déchèteries pour récupérer les articles et à l’atelier pour s’occuper de leur remise en état. Chaque semaine, les salariés en insertion disposent également de deux demi-journées consacrées à leur accompagnement pour travailler sur les questions de la mobilité, de la santé, ou encore du logement. Pendant les 8 premiers mois de leur contrat reconductible jusqu’à 2 ans, l’accent est mis sur le social “afin de lancer une dynamique” d’après Rémi Mourier, en leur donnant des objectifs à plus ou mois court terme : passer son permis, trouver un logement, etc.
Les points de collecte sont aussi en place dans les déchèterie d’Ambérieu et de Meximieux et reprendra aux beaux jours à la déchèterie de Lagnieu. Ils constituent 25% des objets récupérés par la recyclerie. Les 75% restants sont apportés directement au local d’Ambérieu par des personnes qui peuvent même venir de loin. Un tiers est composé des jeunes sensibles aux questions environnementales et à la sur-consommation qu’engendre l’obsolescence programmée, un tiers de personnes âgées “dont la mentalité est de ne pas gaspiller” expliquait Rémi Mourier, et le dernier tiers de personnes sensibles à l’aspect social qui veulent donner à une association. “Mais le caritatif passe d’abord” insistait le directeur de la recyclerie. “Il vaut mieux que les gens se rendent d’abord à la Pop’Fouille du Secours Populaire avant de venir à la Recyclerie”.

Plus de 20 tonnes de déchets sortis des déchèteries

Du côté des stocks proposés à la vente à la boutique de la rue de la Libération ou se trouvent aussi les bureaux et l’atelier de remise en état, le coin matériauthèque commence à se remplir pour permettre au public de trouver à moindre coût les matériaux que l’on retrouve dans les magasins spécialisés pour l’entretien de sa maison ou de son appartement. Avis aux donateurs, la matériauthèque recherche bois, carrelage, grillage, etc, ainsi que du matériel électro-portatif afin d’équiper en outil l’atelier de la recyclerie. Quant à la boutique de vente, le renouvellement fréquent des articles mis en vente engendre une bonne fréquentation et attire aussi des clients devenus habitués qui se rendent souvent dès l’ouverture afin de sauter sur la bonne affaire avant tout le monde. Et des bonnes affaires, il y en a à la recyclerie. Livres, vaisselle, chaises, vêtements, jeux et jouets, bibelots, etc, sont mis en vente à des petits prix, 1, 2, 3e ou même 0,50e. Pour les objets plus conséquents comme le mobilier, il faut compter 45-50e pour un canapé en bon état, autant pour un meuble ancien. L’électroménager commence aussi à arriver, lave-vaisselle ou cuisinière sont mis en vente à 50e. “On a beaucoup de micro-ondes donnés par des personnes qui pensent qu’il est cassé, alors qu’il fonctionne très bien après une petite réparation” soulignait Rémi Mourier.
A leur arrivée à Ambérieu, tous les dons, venant des déchèterie ou apportés directement à la recyclerie, sont pesés et enregistrés dans une catégorie de déchets. Ces chiffres permettent de rendre compte à la communauté de communes de la plaine de l’Ain et à l’ADEME, partenaires de la recyclerie. Ainsi, la Recyclerie peut savoir aujourd’hui qu’elle a réceptionné 22 tonnes d’articles provenant à 95% du territoire de la communauté de communes. Et grâce à un filtrage des dons fait en amont pour ne pas récupérer n’importe quoi, seule 1 tonne d’articles collectés a dû être remise à la benne car ils ne pouvaient pas être récupérés.
Rémi Mourier pense que la recyclerie commencera à monter en puissance d’ici quelques mois, ce qui fera encore bien plus d’articles sauvés des déchèteries qui seront réintroduits dans un système de consommation écologique, économique, social et solidaire.

Rémi Mourier


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