François Tounissoux champion de France de tchoukball

Rencontre

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Domicilié à Priay depuis 6 ans, François Tounissoux est en réalité bien connu ici depuis longtemps, puisque voilà 13 ans qu’il y exerce sa fonction de professeur des écoles. Mais il est également un sportif émérite qui vient de se distinguer dans une discipline peu connue du grand public : le tchoukall.

François Tounissoux, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le tchoukball ?
Le tchoukball est un sport innovant d’origine suisse inventé dans les années 70 par le docteur Hermann Brandt. Spécialisé en traumatologie du sport, celui-ci cherchait à créer un sport sans contact afin de favoriser, d’une part, la pratique sportive pour tous, et d’autre part pour éviter les blessures dues aux contacts et oppositions physiques. C’est un mélange étonnant de volley-ball, de handball et de pelote basque. C’est un sport mixte reconnu pour ses valeurs de respect de l’adversaire et d’humilité. S’il est peu connu en France, le tchoukball est en réalité pratiqué dans de nombreux pays européens (Suisse, Autriche, Espagne, Angleterre, Belgique, Pologne, Allemagne, Rép. Tchèque, Italie…) et dans le monde (Brésil, États-Unis, Cameroun…), particulièrement en Asie (Singapour, Taïwan champion du monde en titre…). Il y a également 6 clubs de tchoukball à la Réunion !
Mais comment cela se joue-t-il ?
Le tchoukball se joue à la main avec un ballon, à 7 contre 7 sur un terrain de 14 x 24 m. Il y a un cadre de chaque côté du terrain, dans une zone interdite de 3m de rayon. Il n’y a pas de camp, on peut marquer sur les deux cadres. Pour marquer un point, il faut tirer sur le cadre (un trampoline carré d’un mètre de côté incliné à 70°) pour faire rebondir le ballon dans l’aire de jeu. Les contacts, obstructions et interceptions sont interdits, l’équipe adverse ne peut récupérer le ballon en défense qu’une fois que le ballon a rebondi sur le cadre. Ne sont autorisés que 2 pas avec le ballon en main et 3 passes maximum avant de tirer. Le tchoukball est un sport très dynamique.
Combien de clubs existent dans l’Ain et comment sont-ils fédérés ?
Il y a actuellement deux clubs dans l’Ain : Pont-de-Vaux et Pont-d’Ain, avec des entraînements les mercredis soirs au gymnase du collège Louise de Savoie. Au niveau régional, il y a également un club à Lyon, un à Marignier et un à Thonon.
Une fédération française de tchoukball a été recréée il y a environ 10 ans. Ce sport se développe peu à peu sur tout le territoire…
Quel est votre rôle dans cette discipline ?
Je fais partie depuis 2011 de l’équipe des faucons de Pont-de-Vaux, dont j’ai l’honneur d’être depuis 2 ans l’un des capitaines. Nous avons remporté 3 titres de champion de France (2015, 2017, 2019), participé il y a 2 ans à l’European Winners’Cup à Vienne en Autriche, et participé l’année dernière à l’European Silver Cup à Rovello en Italie (8ème sur 12). Que vous apporte cette discipline ?
La plus grande satisfaction est avant tout collective. De par l’absence d’opposition physique directe, la différence se fait sur la maîtrise du jeu collectif. C’est ce qui rend ce sport captivant : plus on joue, plus on a envie de jouer !
À qui est-ce ouvert ?
À tous ! De par sa mixité et l’absence de contacts physiques, c’est un sport Facile d’accès, prenant, et particulièrement fair-play. C’est en ce sens qu’il a été conçu. Au tchoukball, on ne joue pas “contre”, mais “avec”.
Vous avez obtenu un titre de Champion de France en 2019, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Nous sommes effectivement très heureux d’avoir pu reconquérir ce titre de champion de France qui nous avait échappé de peu en 2018. C’est avant tout une victoire collective, portée en grande partie par les jeunes joueurs formés au club et qui s’imposent de plus en plus en équipe première. Pour les anciens joueurs dont je fais partie, c’est une fierté de regarder ces jeunes joueurs grandir et s’épanouir dans un projet collectif. Au-delà d’une merveilleuse aventure collective, le tchoukball est un excellent support dans le cadre de l’apprentissage du vivre-ensemble et du respect d’autrui. Notre plus grande victoire est de voir nos jeunes s’investir dans cette démarche.
Un dernier mot ?
Du fait de sa mixité et de sa non-agressivité, la pratique du tchoukball est particulièrement indiquée dans les écoles. Dans le cadre de l’Union Sportive des Écoles Primaires (USEP), les élèves de CE2 de l’école de Priay accueilleront ainsi, en juin 2020, des classes de Poncin et Châtillon-la-Palud pour une rencontre de tchoukball sur le terrain mis à disposition de l’école par la mairie.

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