“Même-Pas-Peur”, le troisième roman de Mathilde Perrault Archambault

Entretien

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Après la Bande des balafrés, puis Carcajou et Noix de coco, une habitante de Chazey, Mathilde Perrault Archambault, publie son troisième ouvrage aux éditions Bayard Canada. Elle nous présente les grandes lignes de cette nouvelle création. Entretien.

Mathilde, pouvez-vous, en quelques lignes, nous rappeler votre cursus ?
Je suis née à Montréal, au Québec. Toute petite, je me suis glissée dans les valises de mes parents, d’abord enseignants dans le Grand Nord québécois, puis diplomates en Amérique du sud et en Europe. De retour à Montréal à la fin de mon parcours scolaire, j’ai fait des études d’économie, mais j’ai été vite rattrapée par le goût de la découverte et de l’exploration, et j’ai entamé des études de géographie tropicale. Je me suis quand même un peu sédentarisée depuis que je vis en France: mon conjoint et moi avons passé plusieurs années à Paris, avant de nous installer dans l’Ain…avec, quand même, un petit détour de quelques années par Montréal.
Vos précédents ouvrages ont connu un certain succès. Qu’est ce qui vous pousse à continuer ce travail d’écriture qui se matérialise aujourd’hui par la sortie d’un troisième recueil ? Et quel est, cette fois-ci, le thème de votre livre ?
Ce livre parle de handicap : le principal personnage féminin de la série, est une redoutable pirate baptisée “Même-Pas-Peur”, qui porte un crochet. Dans ce livre, on découvre pourquoi. Au départ, mon objectif n’était pas spécialement de faire un livre traitant du handicap. Je souhaitais surtout accorder plus d’importance au personnage de “Même-Pas-Peur”, car j’aime l’idée que les plus grands pirates peuvent aussi être des filles. Dans ce volume, en réalité, mes pirates ne sont plus en mer, mais à l’école, où les crochets et autres armes ne sont pas vraiment les bienvenus. Il a donc fallu que “Même-Pas-Peur” se présente sans son crochet. C’est à ce moment-là que j’ai découvert ce qui se cachait sous le crochet. Je n’y avais jamais pensé avant ! Le thème du handicap s’est donc imposé tout naturellement, et je me suis attachée à le démystifier, à montrer que ce n’est pas un tabou, et qu’un enfant porteur de handicap est tout aussi “normal” que les autres.
Vous avez une imagination débordante. Où puisez-vous votre inspiration ?
Ce sont principalement mes quatre enfants qui me fournissent la matière première pour mes histoires. Mésaventures, petites victoires, déconfitures, phrases qui sortent de travers, néologismes, questions existentielles, disputes…Tout peut alimenter mon petit moulin à histoires.
Lors de la sortie de votre précédent livre, vous expliquiez que vous ne viviez pas de la lecture. Qu’en est-t-il aujourd’hui ?
Les auteurs qui vivent de leur plume sont extrêmement rares et je ne fais pas partie de cette “élite” de la littérature jeunesse. La publication d’un livre rapporte très peu, mais ce n’est pas dans l’objectif de m’enrichir que j’écris, sinon je lâcherais la plume illico. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai : j’écris bien pour m’enrichir… l’esprit, mais pas le porte-monnaie ! C’est parce que j’y trouve mon compte que je continue, parce que j’ai besoin de créer et parce que j’adore aussi ce moment magique où mes enfants se blottissent contre moi pour écouter la première mouture d’une nouvelle histoire.
Où peut-on trouver vos ouvrages aujourd’hui ?
Mon nouveau roman, comme les précédents, est publié chez Bayard Canada, un éditeur québécois. À ce titre, il est diffusé principalement au Québec. Mais depuis le début de l’année, il est en vente à la librairie Blanche-Neige à Ambérieu. On peut également le commander par le biais de n’importe quelle librairie, ou bien venir me voir en personne dans un salon du livre de la région. Les prochains auxquels je participe sont ceux de Trévoux le 26 janvier et de Châtillon-sur-Chalaronne le 22 mars.
Est-ce simple de concilier vie de famille et écriture ?
Ce n’est pas toujours facile de rester concentrée. Je n’ai pas souvent la possibilité de travailler plus de deux ou trois heures d’affilée. J’aurais parfois besoin de m’isoler pendant quelques jours, mais avec quatre jeunes enfants, ce n’est pas vraiment envisageable. Cela dit, je trouve ça vraiment agréable, d’être à la fois auteure jeunesse et quadruple maman. J’ai un large panel de lecteurs à domicile, du tout-petit, fasciné par les albums cartonnés, à l’ado qui fait déjà des incursions dans la littérature classique. Ils sont à la fois exigeants et bienveillants. Quand ils poussent un soupir de déception à la fin d’un manuscrit, je me dis que j’ai encore du boulot. Et quand ils rient, quand ils applaudissent ou quand la lecture suscite de grandes discussions, c’est que j’approche du but. Ce qui me plaît aussi énormément, c’est que je suis maître de mes horaires. J’ai donc une grande disponibilité pour les enfants. Je passe beaucoup de temps avec eux et c’est précieux.
Comment est perçu votre goût pour l’écriture par vos proches ?
Je suis très privilégiée de pouvoir exercer un métier qui me plaît. Mes proches savent combien l’écriture pour les enfants me passionne. Ils me suivent et m’encouragent. Mes enfants, eux, sont très fiers de pouvoir exhiber les livres de leur maman à l’école.
Des séances de dédicaces sont-elles programmées ? D’autres projets ?
Je fais effectivement parfois des séances en librairie. La prochaine aura lieu à la librairie Blanche-Neige d’Ambérieu le 22 février. Je dédicace aussi lorsque je participe à des salons du livre ou des expositions dans la région…J’aime aller à la rencontre de mes petits lecteurs, c’est pourquoi j’organise également des ateliers d’écriture, notamment dans les écoles, où j’aide les enfants à inventer des histoires farfelues. Enfin, j’anime des séances de lecture pour les enfants un mercredi par mois à la bibliothèque de Lagnieu et tous les deux mois à celle de Meximieux. Pour le moment, je n’y ai pas lu mes propres histoires, mais peut-être un jour…   

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