Exclusif ! Patrick Sébastien se confie avant sa venue à Meximieux

0
539

Parlez-nous de cette pièce Le Secret des cigales que vous allez jouer les 28 et 29 décembre prochains à Meximieux ?
C’est une pièce que j’ai écris à la manière de Marcel Pagnol. On l’avait tourné il y a quatre ans et elle avait très bien marché. On l’a reprise en septembre dernier et on va la tourner jusqu’en mai 2020. C’est une pièce avec trois autres comédiens de la troupe Rocamadour de chez moi (Hélène Neveu Le Bail, Corinne Delpech et Yves Pujol). En fait, j’ai mis tous les ingrédients qui sont dans Pagnol que j’adore, c’est complètement original, c’est un personnage un peu à la Raimu qui le jour de l’enterrement de sa femme est resté à la maison… Il y a l’accent, la fantaisie de Pagnol et puis aussi, l’émotion car il y a des gens qui rigolent, d’autres qui pleurent… On l’a jouée six jours à Lyon. Les gens apprécient énormément ce côté retour en arrière, “pagnolesque” avec aussi quelques trucs d’actualité dedans. Il ne faut surtout pas partir cinq minutes avant la fin (sourire).

Votre venue à Meximieux est rendue possible grâce à votre amitié avec Rolland Péchard, le patron du café-théâtre Le Carioca ?
Oui, j’ai pu rencontrer Rolland quand je passais à Lyon. C’est un homme adorable avec qui j’ai sympathisé. Je suis donc ravi de venir dans la région.

Connaissez-vous un peu le département de l’Ain ?
J’ai 40 ans de métier, j’ai fait à peu près tous les patelins de plus de 2.000 habitants. J’ai mon pianiste qui est de Bourg-en-Bresse d’ailleurs. J’ai de très bons souvenirs de cette ville car, quand je jouais au rugby, c’est le seul match de championnat que j’ai disputé, c’était le 31 décembre 1973 je crois… Et puis, je connais bien Vonnas bien sûr.

Vous dîtes souvent que vous êtes un saltimbanque. Pourquoi ?
Je suis un artiste. Je fais beaucoup de choses en ce moment. Je mélange tout, c’est-à-dire que je joue à la fois mon spectacle avec Les Sardines, Les Serviettes… Et puis, une pièce de théâtre plus intime. J’ai un autre spectacle qui s’appelle Avant que j’oublie dans lequel j’intègre un album de chansons intimes, complètement différent de ce que je fais d’habitude. C’est ma volonté de saltimbanque de faire plein de choses différentes et d’avoir un public fidèle. Maintenant que je ne fais plus de télé, je me consacre beaucoup à tout ça, à la scène, j’ai beaucoup de travail… À la rentrée d’après, je vais faire une autre pièce qui s’appelle Louis XVI.fr qui est une belle connerie (rires). Et puis, à partir de fin novembre, on va tenter un gros truc. Comme on n’a plus le droit de le faire à la télé, on va emmener Le plus grand cabaret du monde dans les zéniths de France pour une grosse tournée qui sera un gros barnum.

Mais rassurez-nous, la télévision, ce n’est pas terminé pour vous ?
Euh… Si. Ils ne me veulent pas, ils ne me veulent pas, que voulez-vous que je vous dise ? Ce ne sont pas les gens qui ne me veulent pas, c’est trois personnes qui ont décidé… C’est à l’image du pays, les gens en haut qui décident de ce qu’il leur plaît… À mon échelle, ce n’est pas grave car j’ai plein d’autres choses à faire mais c’est à l’image de ce pays où il y a des élites qui ont décidé qu’il fallait faire comme ça et qui se foutent royalement du peuple. Le dernier Cabaret que l’on a fait le 31 décembre 2018, a fait 4 millions de personnes. Sur la planète, avec TV 5, on a fait 70 millions de personnes… On a aucun pouvoir, c’est comme ça. De toute façon, moi, je suis un artiste, c’est la scène qui m’intéresse. Je suis dix fois plus heureux sur scène. Le monde de la télé a énormément changé, c’est devenu du commerce toujours, dans les mains de gens qui sont dans un autre monde. Comme le Gouvernement, ils sont dans un autre monde (sourire)

On vous connaît présentateur de télé et homme de one-man-show. Mais comédien est aussi un rôle qui vous tient à cœur ?
En effet. J’ai fait trois téléfilms sur France 2 qui ont d’ailleurs très bien marché. On m’a dit : “Tu n’as plus le droit d’en faire”. Le côté acteur, c’est un des trucs que je fais avec plaisir mais j’aime écrire, j’aime jouer ce que j’écris…

Est-ce que vous avez encore le trac après tant d’années de métier ?
Le trac, c’est juste la peur que le public ne soit pas content. Avec cette pièce, on a la chance d’avoir toujours fini avec une standing-ovation, le public debout. Le mec qui n’a pas le trac, c’est celui qui se fout du public.

Enfin, quel message souhaitez-vous adresser au public de Meximieux ?
Vous allez passer 1h40 sans les portables, dans le vrai et vous allez avoir de belles émotions. Vous allez beaucoup rire, vous émouvoir… La vie, c’est ça ! Plutôt que regarder des conneries à la télé (rires), venez nous voir sur scène, vous ne serez pas déçu.

Représentation le samedi 28 décembre à 20h30 et le dimanche 29 décembre à 17h à l’espace Vaugelas de Meximieux. Entrée : 44 euros, 35 euros pour les adhérents du Carioca. Réservations auprès du bureau du tourisme de Meximieux ou sur www.carioca-club.fr/

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here