Laurent Vincent et Raphaël Arpin : l’esprit authentique de la brocante

La brocante de Leyment

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La Brocante de Leyment, on y trouve de tout, ou presque. Ce petit paradis de la chine installé ici depuis bientôt cinq ans, a désormais ses inconditionnels, qui chaque fin de semaine, viennent rendre visite à Laurent Vincent et Raphaël Arpin, les deux initiateurs du projet. Ils nous racontent l’histoire de cette aventure.

Laurent et Raphaël, pouvez-vous nous rappeler comment est né ce projet ?
Tout a débuté par une association alors installée à Lagnieu. Puis un jour, nous avons décidé de déménager en raison d’une fin de bail de location mais aussi parce que nous cherchions plus grand. Leyment c’était l’idéal. Cela fait à peu près 5 ans que nous sommes ici maintenant. Le bilan est positif. Il y a incontestablement une forte demande principalement de la part de collectionneurs ou amateurs de beaux objets anciens, alors que les gens semblent se lasser un peu des vide-greniers classiques. Ici, nous avons les structures adéquates, puisque nous accueillons 12 marchands sur deux bâtiments. Il y a beaucoup de choses à voir.
Quel est votre mode de fonctionnement ?
C’est une association dont je suis le président (Raphaël Arpin), Laurent Vincent est le vice-président, nous sommes une association. On fonctionne de manière collégiale quand il y a quelque chose à décider. Cette association a été créée par deux personnes au départ avec la Brocante de Lagnieu, qui s’appelle dorénavant la Brocante de Leyment.
Comment s’organise le travail ? Puisqu’il y a évidemment la vente, mais il faut aussi rechercher des objets à vendre. Comment opérez-vous ?
C’est purement le métier du brocanteur ça !  Nous faisons aussi bien les vide-maisons, les cessations d’activités, nous avons aussi nos réseaux, on se rend auprès de nos collègues ou événements…
Les brocantes de particuliers ont semblé connaître un bel engouement ces dernières années, pour diverses raisons. Y a-t-il toujours une forte dynamique autour de cela ?
Ce que vous appelez des brocantes, dans votre question, ce sont surtout des vide-placards ou des vide-greniers. Personnellement nous n’y allons plus. Certes tout le monde doit vivre, mais ce n’est pas notre philosophie. C’est aussi pour ça que nous avons créé ce lieu, car il n’y avait plus rien proposant ce genre de chose dans le coin. Trouver dans un vide-greniers de belles choses, c’est un peu le loto, c’est pourquoi nous parlons souvent de “vide-placards”, et nous, on souhaite se démarquer avec autre chose. Il faut être réaliste, c’est compliqué de partout, avant on gagnait beaucoup d’argent en ne vendant pas grand-chose, aujourd’hui il faut avoir un vrai produit rare pour intéresser un acheteur. À une époque, une armoire Louis XV ça valait 2500 euros, aujourd’hui on peut en tirer 400 euros… Ici, on a énormément de monde qui vient nous voir, le dimanche il y a beaucoup de passionnés, de collectionneurs, des amoureux de certaines choses bien ciblées. Et puis ce lieu est convivial, on y sert des repas, on peut jouer aux cartes, aux dés, c’est chaleureux. C’est un lieu de passage.
Avez-vous le souvenir d’objets particulièrement insolites, d’anecdotes ?
J’avais racheté à Laurent Vincent, un porte-fusils. Quelque temps après je l’ai revendu à un marchand, qui a fini par trouver un acquéreur lors d’un passage en Angleterre : c’était Madonna !   Du côté des objets, il y en a beaucoup. Je garde en tête une étrange découpe anatomique en deux d’un chat…On a vu passer une tour Eiffel de 4 mètres tout en métal des années 50…
Vous organisez également chaque année sur leur site des ventes aux enchères, et cet été vous avez été à l’origine d’une belle brocante qui a connu une très grosse affluence. Vous comptez renouveler l’expérience ?
Clairement oui, on va recommencer l’année prochaine. Ceux qui sont venus exposer, voulaient déjà réserver leur emplacement pour 2020 ! Nous avons été victimes de notre succès, on ne s’attendait pas à subir un tel déferlement de monde nous avons été contraints de demander à des proches de venir nous aider, pour gérer le flux de voitures. Mme Bottex nous avait prêté un champ mais cela n’a pas suffi. On va donc préparer mieux cet événement en tenant compte de la précédente afin que cela se passe bien. Il faut savoir que c’était ouvert aux professionnels mais aussi aux particuliers qui avaient des objets de brocante et rien d’autre !
Pourriez-vous imaginer reprendre à votre compte l’organisation d’une grande farfouille comme celle qui a fait autrefois la réputation du village ?
C’est évident que l’on y a pensé, mais le dossier est compliqué, rien qu’en terme de sécurité. Cela demande des moyens humains considérables, c’est impossible. On va s’en tenir à ce que l’on sait faire et on le fait très bien.
Photo : Laurent Vincent et Raphaël Arpin

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