Un restaurant comme à la maison avec “La maison de mamie”

Commerce

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Un nouveau restaurant s’est monté rue Centrale, à la place de l’ancien restaurant Aup’tit Flo. Andrée Chaibeddra s’est remise aux fourneaux pour concocter une cuisine familiale et Maison, alors qu’elle aurait dû goûter à une retraite bien méritée.

A 62 ans, après avoir passé des décennies dans les fourneaux des stations de ski l’hiver, de Paris à l’inter-saison, et des villes de la Côte d’Azur pendant l’été, Andrée Chaibeddra aurait dû goûter à une retraite bien méritée. Mais avec seulement 600e de revenus qui ont tardé à tomber sur le compte bancaire depuis sa retraite en mars 2018, et désormais seule dans la vie, elle a dû reprendre le chemin du travail et remettre ses projets de retraite à plus tard.
Heureusement à 63 ans aujourd’hui, Andrée pète toujours la forme et déborde d’enthousiasme. Elle a donc pu repartir dans le monde du travail pour faire de l’intérim dans les entreprises de la plaine de l’Ain. Entre deux missions, elle a découvert Lagnieu, ville qu’elle apprécie d’ailleurs beaucoup, où elle a eu l’intuition qu’il y avait quelque chose à faire, même si elle ne savait pas trop quoi dans les premiers instants… Au fil de recherches, elle est tombée sur le local libre de l’ancien restaurant Aup’tit Flo du bas de la rue Centrale. Ici, la cheffe de cuisine a imaginé un endroit cosy et pratique pour déjeuner rapidement à midi, tout en se démarquant des fast foods et autres déjà présents en ville.
Andrée est presque déjà devenue une figure locale depuis l’ouverture de son restaurant début septembre. Elle se plaît bien dans la rue Centrale où elle a fait de nombreuses connaissances et où tout le monde lui dit bonjour en passant. Son restaurant, “La maison de mamie” est à son image : simple et conviviale. Dans sa salle de 27 couverts, celle qui a précédemment tenu les restaurants Le Petit Chasseur à Cerdon et Le Marmiton à Hauteville mitonne des plats simples, conviviaux et traditionnels. Toutes ses préparations sont Maison et à base de produits frais au maximum. Couscous tous les jeudis, moules frites les vendredis, et sur la carte, ses quenelles gratinées au comté ou au bleu de Bresse et son gratin d’andouillettes rencontrent un franc succès paraît-il. Ses anciens clients de Cerdon et d’Hauteville n’ont d’ailleurs pas hésité à faire le déplacement pour retrouver sa cuisine. En plus du plat du jour, elle propose aussi sur la carte une daube à la provençale ou encore des rognons accompagnés d’une sauce Maison elle aussi, comme toutes ses sauces. Puis après le fromage qui vient de Brenod, les clients pourront glisser vers une framboisine, une tarte de saison ou un fondant chocolat.
Le restaurant d’Andrée est ouvert tous les jours soirs et midis, sauf le mercredi soir. Les débuts sont plutôt prometteurs, Andrée commence à se forger une clientèle de fidèles qui vient ici goûter à une cuisine et à une ambiance sans chichi, comme à la maison.
“J’ai un client qui m’a dit “J’ai l’impression d’avoir mangé chez ma mère” nous livrait Andrée Chaibeddra. “On ne peut pas me faire meilleur compliment…”.

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