Daniel Bottex, vigneron amateur et de cœur !

Portrait

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Les vendanges sont terminées depuis quelques semaines. À Leyment, Daniel Bottex est l’un des ultimes viticulteurs amateurs à produire encore son vin. Rencontre.

Il reste encore quelques vignerons amateurs dans les villages, mais leur nombre ne cesse de se réduire au fil des années. À Leyment, Daniel Bottex, 77 ans est probablement le dernier à entretenir encore quelques chaix sur les hauteurs. Daniel Bottex a toujours vécu quartier de “la Cime”. Il a commencé ses études à Meximieux, puis il s’est dirigé dans le domaine agricole avant de travailler dans la ferme familiale pendant de nombreuses années. Il poursuivra ensuite une carrière professionnelle en tant que maçon jusqu’en 1967, avant d’intégrer la DDE. Il y sera chargé de l’entretien des routes, une fonction exercée jusqu’à l’âge de la retraite. Daniel Bottex, marié et père de trois enfants, n’est pas un inconnu à Leyment puisqu’il est très impliqué dans la vie associative. Il y fut aussi pompier volontaire avec le grade de caporal-chef en tant que volontaire de 1963 à 1997. Il continue d’œuvrer au sein de l’amicale des pompiers, il est membre actif également d’autres associations. Mais depuis sa retraite il prend aussi le temps de s’occuper de ses vignes. C’est en 1960 que son papa lui donne 1Ha qui appartenait auparavant à M. Brevet. Une juste récompense pour Daniel qui a épaulé ses parents durant de nombreuses années, dans des conditions parfois difficiles. Il commence donc l’apprentissage du vigneron : tailler, labourer, vendanger… Il accompagne alors son papa, et après son décès, il doit assumer cet héritage. Les cépages de Baco, d’Hybride 5500, étaient répandus à l’époque et ce sont ceux qu’ils possédaient ici. Aujourd’hui il produit du Chardonnay blanc, du Gamay. Comme les professionnels, mais guidé par sa seule passion, au mois d’août, il a commencé ses vendanges qui se sont étalées sur une quinzaine de jours. Daniel Bottex produit environ 60 litres de blanc, et une vingtaine de litres de rosé, sans aucun traitement chimique. Il produit également du vin de pêche, du guignolet, voire du sureau. Le fruit de sa culture est partagé au sein de la famille. S’occuper de ses vignes est aujourd’hui pour Daniel Bottex, une véritable passion et même un “exutoire” dit-il. Cela lui permet de s’aérer, d’être en contact avec la terre et les éléments, ce qui est déjà paradisiaque pour cet amoureux de la nature et du terroir, passion qu’il partage avec son épouse Josiane.

Photo : Daniel Bottex et son épouse Josiane partagent la même passion pour la nature.

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