Une belle saison de champignons, mais attention…

Mycologie

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Le secteur de Lagnieu et plus largement celui du Bugey regorge de champignons en cette saison automnale. Mais entre les espèces goûteuses et celles toxiques, mieux vaut avoir quelques connaissances et prendre ses précautions. A Lagnieu, la société des naturalistes et mycologues de Lagnieu peut aider à éviter l’accident.

C’est une belle saison des champignons pour la société des naturalistes et mycologues de Lagnieu qui compte une quarantaine de membres et qui s’est fixée pour mission de vulgariser le champignon à travers des expos. Pour la propre culture du public, mais aussi pour lutter contre les nombreuses intoxications qui ont lieu chaque année en France, dont certaines mortelles. En 15 jours de ce dernier mois d’octobre par ailleurs, 493 personnes ont été victimes d’une intoxication. L’idée est donc de fournir des connaissances aux amateurs, surtout pour qu’ils apprennent dans un premier temps à reconnaître les espèces les plus dangereuses. Et en cas de doute, la société effectue tous les lundis soir à partir de 20h à son local au-dessus de la bibliothèque, des séances de détermination ouverte à tous pour éviter que le plaisir de la dégustation ne se transforme après coup en désagrément…
Et il y a de quoi faire dans les environs de Lagnieu et au-delà, bois et prés étant propices en cette saison humide à de belles cueillettes, particulièrement cette année. Dans le bois de feuillus, les amateurs devraient trouver des trompettes, des girolles, des ceps, ainsi que des colombettes (famille des tricholomes) et des chanterelles jaunes dans les pentes du Bramafan ou les bois de Leyment et de Fay. Dans les bois de résineux, les chasseurs de champignons pourront aussi trouver des ceps ainsi que des lactaires et des chanterelles. Les prés de la plaine de l’Ain sont plutôt pour leur part le territoire des mousserons, des lépiotes coulemelle et des rosés des prés. Au printemps, ce sont des morilles qui sortent de terre au pied des frênes et des pommiers des bords du Rhône ou de la rivière d’Ain. Et en cette saison automnale, sur la proche commune d’Ambérieu, les amateurs devraient pouvoir également dénicher des chanterelles en tube au mont Luisandre, et vers les Allymes, dans les environs du terrain de moto-cross, des amanites des césars.
Mais attention, tous les champignons qui poussent ne sont pas forcément bons ni même inoffensifs. Le territoire compte plusieurs amanites toxiques comme l’amanite panthère, l’amanite printanière, l’amanite tue-mouche, ainsi que l’amanite phalloïde, une espèce mortelle à tous les coups. 50 grammes suffisent pour tuer un homme en bonne santé. Mais il y a aussi le cortinaire aurélanus, l’entolome livide qui peut s’avérer mortel pour les personnes sensibles et le clitocybe rivulosa qui est aussi dangereux. Et il ne faut surtout pas confondre les espèces comestibles avec celles qui sont toxiques, comme dans la famille des lépiotes où certaines espèces sont mortelles.
Mieux vaut donc savoir ce que l’on ramasse et ce que l’on mange…

Quelques conseils

Pour une consommation de champignons sans désagrément, il faut une bonne pratique… Ainsi, quelle que soit l’espèce comestible, il faut éviter de souvent manger des champignons : une assiette une fois par semaine ou deux repas espacés de plusieurs jours. Les enfants de -7 ans, les personnes âgées et les personnes malades ne doivent pas en manger. Il faut aussi bien faire cuire le champignon pour profiter de toute sa saveur, mais aussi pour éloigner tout risque d’intoxication. Même la goûteuse morille fraîche peut être toxique si elle n’est pas assez cuite ! Il faut également consommer des champignons frais, cueillis il y a moins de deux jours et qui n’ont pas été stockés dans un sac en plastique. Pour éviter tout risque, mieux vaut donc se borner aux espèces comestibles les plus connues pour ne pas avoir de mauvaise surprise. En cas d’intoxication, il faut prévenir le centre anti-poison de Lyon (04.72.11.69.11), sinon, c’est le service des urgences médicales qu’il faut appeler. Avec comme conséquences possibles après une intoxication sévère une greffe du foie ou une dialyse à vie.

Photo : Jean-Luc Vuadel, président de la société de Lagnieu, Christiane et Aimé Roy, secrétaire et membre du CA.



Contact société des naturalistes et mycologues de Lagnieu : 06.12.04.86.64 ; 06.23.81.74.42.

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