Rencontre avec Stéphane Prévost, apiculteur

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Stéphane Prévost devant quelques-unes de ses ruchettes

Installé à Villieu depuis 30 ans, cet habitant produit des miels régionaux et veille sur ses colonies d’abeilles pour maintenir leur état sanitaire.

Formé sur le tas auprès d’apiculteurs professionnels, Stéphane Prévost s’est mis à son compte à l’âge de 24 ans. “Apiculteur, c’est d’abord un métier passion. On est autonome. Il faut, au fil des ans, apprendre à connaître sa région, être observateur” confie l’intéressé qui, il y a cinq ans, fonda avec son fils Baptiste, le G.A.E.C. Prévost, une entreprise apicole familiale. Attaché à la “notion de transmission”, ce père de deux enfants est heureux de travailler avec son grand fiston de 27 ans, quatrième génération de la famille à exercer ce métier. Son arrière-grand-père était, en effet, apiculteur dans le Haut-Beaujolais où le G.A.E.C. Prévost possède d’ailleurs trois ruchers sédentaires et une dizaine d’emplacements utilisés pour sa miellée d’été.
L’entreprise villacusienne est axée dans la production de miels. “On reste régional” précise Stéphane Prévost. Et de poursuivre : “On est amené à faire trois ou quatre récoltes dans l’année. La première, fin avril, permet de produire du miel toutes fleurs de printemps avec une dominance de colza. La deuxième, en mai, permet d’obtenir essentiellement du miel d’acacia et, la troisième, mi-juillet, du miel toutes fleurs d’été. On est dans une région assez favorable pour le développement des ruches au printemps. Aussi, la période d’avril à juin est cruciale. Il ne faut pas se louper” explique l’expert qui, suivant les années et la météo, peut aussi récolter du miel de sapin. “Les colonies dépérissent vite, il faut mener un travail assidu sur le renouvellement des reines. C’est pour cela que l’on produit nos essaims sur nos ruchers afin de pallier les pertes, cette partie est devenue de plus en plus importante et prépondérante” insiste Stéphane Prévost. Après la deuxième récolte, presque toutes ses ruches sont transhumées en zone de montagne, principalement sur le Haut Beaujolais. Actuellement, il veille sur une quinzaine de ruchers éparpillés sur le canton de Meximieux. Certains seront amenés à être redivisés au printemps sur un secteur géographique s’étalant de Dagneux jusqu’à Poncin. “Avec les diverses transhumances, au fil de la saison, on utilise plus d’une quarantaine d’emplacements” souligne l’apiculteur.
Disposant de sa propre miellerie pour l’extraction et le conditionnement des miels, le G.A.E.C. Prévost vend ses produits qui jouissent aujourd’hui d’une belle renommée, à la grande distribution locale, aux petits commerçants et aux particuliers. “On essaye de pratiquer des prix raisonnables pour que le miel reste une denrée alimentaire accessible à tous et que cela ne devienne pas un produit de luxe” conclut cet habitant de la commune.

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