Mickaël Gonnot, gérant de la SARL Gonnot Bois

Entreprise

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Installée à Pont-d’Ain depuis un peu plus d’un an, la SARL Gonnot Bois s’appuie sur plus de 20 ans d’expérience dans la gestion forestière, la production et la vente de bois. Rencontre avec Mickaël Gonnot, fondateur et gérant de cette société qui compte une dizaine de salariés.

Mickaël Gonnot, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Quel est votre cursus ?
J’ai 46 ans, je suis originaire de Cheignieu-la-Balme où je demeure et j’ai deux enfants. Je suis titulaire d’un BTA (BT agricole). J’ai toujours aimé le bois même si initialement je voulais plutôt devenir agriculteur. Mais une chose est sûre, je voulais être libre, travailler pour moi et être près de la nature, puisque c’est là que sont mes passions : la pêche, la nature, l’achat de terrains et de forêts…
Quand avez-vous décidé de créer votre société ?
Dès 1997, à Cheignieu-la-Balme, j’ai créé mon entreprise d’exploitation/de gestion forestière et de commerce de bois. Je suis arrivé ici parce que je cherchais à m’agrandir et il me fallait un local bien situé et accessible facilement par l’autoroute. Du coup, je suis basé à Pont d’Ain depuis mai 2018. La société dispose maintenant d’un parc nous permettant de trier par qualité l’ensemble de nos bois travaillés, feuillus comme résineux. Chaque année, nous traitons environ 50 000 m3 de bois à qui l’on attribue un débouché en fonction de la qualité. mon secteur d’activité s’étend principalement sur l’Ain, le Jura, l’Isère, l’Ardèche, la Saône et Loire et le Rhône.
Après plus de 20 ans, on peut dire, je crois, que votre affaire est une réussite. À quoi tient cette réussite selon vous ?
La réussite de l’entreprise est liée à la diversification des bois que nous savons exploiter et que nous trions soigneusement. Il s’agit d’un réel atout y compris pour les propriétaires forestiers détenant des parcelles à essences multiples. Nous travaillons des bois sur pied ou “bord de route” qu’ils soient feuillus (chênes, frênes, hêtres, peuplier) ou résineux (sapins, pins, épicéas et douglas). À ses débuts, la société comptait une personne, aujourd’hui il y a 10 salariés, un apprenti et moi-même.
De quelle infrastructure matérielle disposez-vous pour travailler les bois ?
Nous disposons de l’ensemble des outils nécessaires à la bonne réalisation d’une exploitation en forêts : une abatteuse, un porteur pour les bois billonnés, un débusqueur pour les grumes, une pelle équipée d’une cisaille pour les coupes de bois énergie, un porte-engins pour les transferts et deux camions qui assurent l’acheminement des bois. Ainsi nous maîtrisons la totalité du processus de l’achat des bois sur pied jusqu’à leur transport.
Vous offrez également des services annexes ?
Oui. Nous mettons à la disposition des clients un service complet qui s’étend du marquage des bois lors de l’achat jusqu’au reboisement de leurs parcelles. Afin d’assurer des volumes d’exploitation constants, nous sommes très régulièrement acheteurs de bois sur pied. Nous nous efforçons de maintenir des prix d’achats compétitifs puisque tous nos bois sont triés et valorisés de la meilleure manière possible.
Mais aujourd’hui, en plus de la vente de bois d’aménagement et de construction, nous proposons du bois de chauffage. On peut désormais dire que chez la Sarl Gonnot, rien ne se perd ! Ainsi les grumes de feuillus présentant des anomalies (mauvaises cotes, bois trop tordus, …) sont transformées et viennent compléter notre stock de bois de chauffage. Il est composé majoritairement de chêne et de hêtre en 50 cm et 33 cm.
Le changement climatique et surtout peut-être le manque d’eau a-t-il un impact sur votre activité ?
Le changement climatique bouleverse désormais la forêt française c’est certain. Les chênes s’assèchent, les pins sylvestres meurent de soif, les hêtres ont du mal à supporter les températures élevées et sans parler des attaques parasitaires. Un arbre affaibli par la soif est davantage exposé à des agressions extérieures, pouvant, à terme, entraîner sa mort. Pour nous forestiers, les signes du réchauffement climatique sont déjà là. Mais il n’y a pas que le réchauffement climatique qui met en danger nos forêts, il y a aussi le fait qu’après les coupes de bois, les propriétaires ne replantent pas. En l’absence de reboisement, la forêt française pourrait voir sa surface régresser sérieusement d’ici 20 ans. L’avenir de la forêt s’annonce catastrophique.
SARL Gonnot : 04.74.34.70.60 ou contact@gonnot-bois.fr
Facebook : www.facebook.com/gonnotbois

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