Elle lance l’idée d’une boîte à partage

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Mathilde Morel est à l’origine de cette nouvelle boîte à partage au village

Depuis cet été, une boite à partage joliment colorée par les enfants du périscolaire a fait son apparition à Rignieux-le-Franc, près de l’entrée de la bibliothèque sur la place de la Fontaine. Porté par plusieurs habitants de la commune, ce projet a vu le jour à l’initiative de Mathilde Morel. Rencontre.

Le 22 juin dernier à l’occasion de la fête de l’école, était inaugurée la toute nouvelle boîte à partage du village. “Le fruit d’une bonne année de travail” reconnaît son investigatrice Mathilde Morel qui croit “beaucoup en l’économie circulaire et le fait de donner une seconde chance aux objets”. Pour bâtir son projet, cette Rigniarde de 35 ans s’est tournée vers l’association “Les Boîtes à partage” basée sur Lyon. “Toute seule, je n’y serais pas arrivée. Il fallait absolument l’adhésion d’autres personnes pour que ce projet aboutisse” confie l’intéressée qui a demandé à faire paraître, au cours de l’automne dernier, une petite annonce dans le bulletin municipal. Suite à sa diffusion et au bouche-à-oreille qui a suivi, cinq personnes du village ont fait part de leur intérêt pour son projet. “Humainement, c’était génial. Cela m’a permis de rencontrer d’autres habitants de la commune” explique la jeune femme. Après plusieurs rencontres régulières entre ses bénévoles, le projet a progressivement pris forme. “Nous souhaitions faire une boîte avec uniquement de la récup’, sans rien acheter”. Le vieux frigo qui sert de boîte a ainsi été récupéré dans une déchetterie. Un professionnel du village a fait don de la peinture. “On souhaitait aussi impliquer les enfants dans ce projet”. Aussi, la décoration du frigo recyclé a été entreprise au mois de mai dernier par les enfants de la garderie associative “Le Rendez-vous des P’tits Loups” sous la conduite de son animatrice Anaïs.


Le partage d’objets mais aussi de services


Sur le même principe qu’une boîte à livres, la boite à partage permet d’échanger ou d’emprunter librement des objets de toutes sortes pas trop volumineux tels des livres, des vêtements, de la vaisselle, des CD, des jeux, des petites plantes, des objets de déco… En revanche, la nourriture et tout ce qui est dangereux (couteaux…) ou susceptible de heurter certaines sensibilités (politique, religion…) sont proscrits. Par ailleurs, un panneau d’affichage est disponible sur sa porte d’ouverture pour y déposer des annonces comme, par exemple, des objets trop encombrants ou des services à troquer contre d’autres (tondre la pelouse, donner des cours d’anglais, co-voiturage…). Les objets à vendre ne rentrent pas dans le cadre de cette boîte à partage. “On est vigilant à ce que cela ne devienne pas une déchetterie” conclut Mathilde Morel qui tient à rappeler “qu’il n’y a pas d’obligation de donner pour prendre”.
En trois mots : liberté, gratuité et inconditionnalité !

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