Éric Cintas retrouve son port d’attache

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Jean-Marc Bénas et Éric Cintas lors de la dernière fête médiévale de Pérouges

Le Pérougeard Éric Cintas, journaliste sportif au sein du groupe France Télévisions, était de retour le mois dernier dans sa commune de cœur à l’occasion de la grande fête médiévale où France 3 Rhône-Alpes tournait son 12/13 en direct.

Vous ne résidez plus sur la commune depuis longtemps mais Pérouges tient-elle toujours une place particulière pour vous ?
Complètement. J’ai été baptisé à Pérouges, j’ai été à l’école communale ici, j’ai usé mes fonds de culotte sur les pavés à courir avec les touristes quand j’étais gamin notamment avec Jean-Marc Bénas, le président de la troupe Escossor. Cela fait 45 ans que l’on se connaît, c’est plus qu’un ami d’enfance, il a été mon témoin de mariage l’année passée, c’est un très vieux lien… Sinon, j’ai encore des cousins et des terrains à Pérouges. J’ai vendu ma maison qui est devenue la Résidence de Calixte, la chambre d’hôte à l’entrée de la Cité, mes parents sont aussi enterrés là… Pérouges, c’est mon enfance, c’est mon port d’attache, j’ai besoin d’y revenir, j’ai besoin de me poser ici, je connais tout le monde, les Thibaut, Pillard, Rapaud… On est une génération aujourd’hui de quinquas qui essaye de faire vivre notre Cité. Par mon métier, j’en fais de la promotion lorsque je suis sur Paris ou bien quand je réalise des reportages télévisés.

Quel est votre parcours journalistique ?
J’ai commencé comme correspondant de presse au Dauphiné-Libéré et au Progrès puis animateur à FC Radio à Montluel. La radio est un média que j’ai beaucoup aimé. Je m’occupais de la région de Pérouges et de Meximieux puis ensuite de tout le canton de Meximieux. J’ai suivi, entre autres, la grande équipe de rugby de l’EMD qui est montée en deuxième division en 1984… J’étais gamin, j’avais 20 ans à l’époque. Parallèlement, je suivais mes études et j’ai fait un stage à Antenne 2, j’étais déjà rentré un peu dans le milieu… Je suis parti en 1988 car, à un moment, il faut décider de partir si on veut réussir et je suis rentré directement à France Télévisions, notamment RFO qui est devenue France Ô.


Comment êtes-vous devenu grand reporter spécialisé sur la voile ?
Totalement par hasard. Un jour, un marin est venu dans notre rédaction de RFO à Paris pour nous demander de suivre son aventure sur la Route du Rhum en 1990, la fameuse année où Florence Arthaud l’emporte. Le gars n’était pas très connu, c’était un Guadeloupéen mais cela m’intéressait pour son histoire humaine. J’ai plongé là-dedans et je me suis retrouvé embarqué en même temps que la préparation du Tour de France à la voile de 1990. Cette année-là, j’ai commencé à être sur les bateaux, côtoyer les marins, à suivre toutes les grandes transats, à devenir copain avec Loïc Peyron, Michel Desjoyaux…

Au côté de ce dernier navigateur, vous avez d’ailleurs sorti un ouvrage sur les 40 ans de la Route du Rhum ?
Oui et il n’y en a plus ! (sourire) L’éditeur va, sans doute, en rééditer quelques-uns. Actuellement, je prépare un deuxième livre sur le Vendée Globe avec une biographie sur Damien Seguin qui est un marin handicapé. Cet ouvrage paraîtra l’année prochaine.

Enfin, quelles sont vos prochaines grandes échéances ?
Je vais bientôt rentrer à la direction de France Télévisions au niveau des sports. Cela fait partie des étapes de ma carrière. Côté événements, je couvre actuellement le Tour de France à la voile pour France 2, France 3 et France Info TV. Suivront la Transat Jacques Vabre en octobre puis en 2020, les Jeux Olympiques de Tokyo, le Vendée Globe…

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