Les victimes de Roland Reix attendent une nouvelle audience le 8 février

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Elles habitent la plaine de l’Ain, Blyes, Meximieux, ou même Lyon pour certaines. Les victimes du courtier véreux Roland Reix attendent une nouvelle audience devant le tribunal le 8 février prochain. Il ne s’agit plus aujourd’hui de faire condamner l’escroc reconnu comme tel par la justice, mais de tenter de récupérer au moins une partie de leurs économies.

Voila des années qu’ils se battent. Même si la justice a reconnu leur statut de victimes, cela fait maintenant 8 années qu’ils dépensent une énergie folle pour espérer entrevoir un début d’indemnisation pour l’arnaque financière dont ils ont été victimes.
Tout commence au début des années 2000. C’est une bande de copains. Ils ont en commun la passion du Rugby, ils pratiquent au club de Meximieux, mais une rencontre va bouleverser leur vie. Sur et autour du terrain, ils côtoient Roland Reix, courtier en placement et gestion du patrimoine. Très vite, des liens se lient. Ici on est porté par les valeurs du rugby, l’intégrité, le respect, la solidarité…Ils font confiance à cet homme qui, semble-t-il, partage les mêmes valeurs qu’eux. L’homme sait y faire, et sous son statut de courtier, il se place en apporteurs de bonnes affaires. Il connaît des plans pour placer leur argent à des taux très attractifs. Leurs économies vont fructifier, c’est sûr, et leur permettre de s’assurer une retraite à l’abri du besoin. Mais le temps passe et rien ne vient. Les suspicions laissent place aux certitudes. Une enquête de la police judiciaire de Lyon est ouverte. M. Reix est un escroc déjà condamné pour des faits similaires en 1995 à Nevers. Ils sont une cinquantaine à avoir été abusés. Dès 2012, un collectif est créé pour regrouper les victimes. Les procès s’engagent. Roland Reix est reconnu coupable d’abus de confiance, et d’escroquerie. Il est incarcéré au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse depuis cet été, mais les victimes n’ont toujours perçu aucune indemnisation. De guerre lasse, les membres du collectif viennent de décider de repasser à l’action. Ils ont adressé un courrier au Tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse. Une nouvelle audience se dessine, elle est prévue le 8 février, mais ils craignent qu’une nouvelle fois, elle ne soit reportée. “Nous ne nous sentons pas entendus, Voilà 8 ans que l’on se bat. Nous y laissons beaucoup d’énergie. Nous sommes éprouvés physiquement et psychologiquement. C’est désespérant d’être confronté aux arcanes de la justice alors que nous sommes avant tout des victimes et reconnus comme tels….Nous attendons maintenant que l’affaire soit traitée au civil” expliquent Christian Gomes, vice président et Guy Maupu secrétaire de leur association. S’ils ne veulent rien lâcher, plus le temps passe et plus les espoirs s’amenuisent : “Nous sommes lucides et savons que nous ne récupérons sans doute jamais l’intégralité des sommes qui ont été détournées, mais nous voulons que M. Reix commence à nous indemniser. Il a profité de notre argent en ayant un train de vie dispendieux, pour certain d’entre nous, ce sont les économies d’une vie qui ont été dilapidées.” 
P. Barrietis

Photo : Christian Gomes, vice président de l’association de défense des victimes, en compagnie de son épouse et de Guy Maupu secrétaire.

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