Il vend des carpes koï qu’il va directement chercher au Japon

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Véritable féru de carpes koï et de bassin depuis une dizaine d’années, cet habitant de la route de Lyon a développé un magasin atypique spécialisé dans la vente de carpes koï japonaises et de matériel aquatique. Chaque année, il se rend au Japon sélectionner des koïs de grande qualité. Rencontre.

Originaire de Clermont-Ferrand, Alain Vidal est installé sur la commune depuis une quinzaine d’années. Marié à une Lyonnaise, cet habitant se plaît dans le paysage saint-mauriot. “Il y a de la vie à Saint-Maurice, c’est un village agréable” confie celui qui a connu déjà trois métiers différents : technicien, commercial et aujourd’hui, commerçant à son compte. Comment a-t-il mordu à la “fameuse” carpe koï japonaise ? “Je suis allé une fois au Japon quand j’étais cadre commercial chez Sony, cela m’a beaucoup plus. Puis, j’ai découvert les jardins aquatiques de Saint-Didier-sur-Chalaronne” répond l’intéressé qui a réalisé, tout autour de sa maison, trois bassins personnels dont un gros de 44 m3, abritant une multitude de koïs de tous âges et permettant de tester les produits qu’il vend. “La carpe japonaise est un poisson très attachant qui a son caractère, son style de vie, son appétit, sa façon d’être… Elle vient facilement manger à la main. C’est un poisson qui porte bonheur pour les Japonais” explique Alain Vidal. En 2010, il décide de fonder Design Jardin Boutique Bassin, une entreprise entièrement dédiée à la vente en ligne de carpes koï mais aussi d’accessoires de bassin. Souhaitant dispenser des conseils qualitatifs et exclusifs à chacun de ses clients, son magasin n’est ouvert que sur rendez-vous.

“Le prix peut osciller de 150 euros à 4.000 euros l’unité”

Autre spécificité, le patron ne vend que des koïs en provenance du Japon. Pour cela, tous les ans à l’automne, il effectue un long voyage au pays du Soleil-Levant à la rencontre des meilleurs breeders (pisciculteurs) japonais. “Ce sont mes vacances” sourit-il. Là-bas, des breeders travaillent de génération en génération à améliorer leurs poissons en privilégiant la qualité à la quantité. “Ce qui fait la différence, c’est la sélection. Il n’y a pas que la forme et les couleurs du poisson, il y a aussi sa capacité à évoluer. Une koï peut rester belle 15 ou 20 ans. Le prix peut osciller de 150 euros à 4.000 euros l’unité” souligne l’expert qui a plaisir à relater chacun de ses voyages sur un blog accessible via le site web de sa société : www.boutique-bassin.fr
Attachant une grande importance à l’état sanitaire du poisson, Alain Vidal envisage bientôt de mettre en service un troisième grand bac professionnel afin d’accueillir, dans les meilleures conditions, les futurs beaux spécimens qu’il ramènera de sa prochaine expédition au Japon. D’ici là, il entend bien encore “monter en gamme” afin d’augmenter son chiffre d’affaires et développer ainsi du haut de gamme à la française.

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