Les principaux dossiers du député Damien Abad

0
531

Damien Abad a fait le tour des dossiers qu’il porte à cœur pour son territoire, dont Ambérieu, l’une des villes de sa circonscription.

 

Le député de la 5ème circonscription, membre au sein du conseil départemental de la commission des finances et des affaires économiques notamment, et également président d’Aintourisme, Damien Abad a tenu une conférence de presse à Ambérieu pour faire le point sur les différents dossiers qu’il porte ou qu’il soutient sur son territoire.

Une formation en médecine à Ambérieu ?

Le parlementaire appuie particulièrement deux dossiers auprès de l’Assemblée nationale, celui de la fracture médicale et celui de la fracture numérique. Pour le premier, il appelle de ses vœux à revoir le numerus clausus pour fournir davantage de praticiens au département de l’Ain et améliorer l’accès aux soins dans leur diversité. A condition toutefois que les médecins et autres spécialistes choisissent de s’installer dans un territoire rural. Pour cela, les Maisons de santé sont un bon moyen mais elles ne suffisent pas pour Damien Abad. Il faudrait peut-être alors prendre son bâton de pèlerin et aller dénicher les praticiens directement dans les facs. A moins qu’une structure de formation universitaire en médecine ne vienne s’implanter à Ambérieu. “Ce ne serait pas une mauvaise chose…” pour le député qui se félicite au passage de l’implantation prévue cette année d’une IRM à l’hôpital privé d’Ambérieu. Et il y aurait besoin d’autres formations supérieures à Ambérieu, à l’image de l’ECAM mais aussi d’autres, pour ne pas tout centraliser sur Bourg et aussi pour répondre aux besoins locaux. “Les filières frigoristes et logistiques” notamment “ont des problèmes de recrutement” précisait Damien Abad. Quant à la fracture numérique, l’élu local reste vigilant sur les zones grises encore non couvertes dans le département en téléphonie mobile et en fibre optique, principalement à l’ouest sur les zones de montagnes. Cette année, 31.000 prises pour l’accès à la fibre optique vont être posées.

Le projet de maintenance industrielle sur la base aérienne d’Ambérieu va-t-il aller au bout ?

Le château des Allymes et la cité médiévale de Pérouges profitent actuellement de fonds du Département pour mieux les mettre en valeur et développer l’activité touristique dans le secteur, source aussi d’emplois. Pour le projet de Maison du Petit Prince, musée consacré à la vie et l’œuvre d’Antoine de Saint Exupéry dans le château de famille de Saint-Maurice-de-Rémens, si le Département s’est financièrement engagé “il manque encore le privé. Mais on y croit toujours” assurait le député. “Il se pose aussi une double question juridique avec la question de la succession et celle de la propriété”.
En matière économique, Damien Abad rappelait la création récente de l’Agence économique de l’Ain, portail d’accès unique de la Région et du Département avec des missions élargies pour inciter les entreprises à venir s’installer dans l’Ain. Il a évoqué brièvement le projet Transpolis sur l’ancien camp militaire des Fromentaux, sorte de ville-laboratoire sur la mobilité urbaine durable et les équipements de la route pour inventer des solutions de transport innovantes, où les travaux avancent bien. Il s’est un peu plus étendu sur le projet de nouvelle activité de maintenance aéronautique sur la base aérienne d’Ambérieu. L’idée est de mettre certaines installations de la base à disposition du secteur privé contre rémunération. Le projet se dirigerait vers la création d’une activité de déconstruction aéronautique. “On a l’accord de l’Armée de l’Air, l’accord local mais il manque l’intérêt industriel” expliquait Damien Abad qui va rencontrer le 19 avril prochain la société Airbus Helicopters de Marignanne. Une rencontre capitale car si Airbus n’est pas intéressé pour venir à Ambérieu, les solutions de rechange sont quasi nulles. Pour l’élu local, si Airbus ne compte pas implanter d’activité à Ambérieu, “des questions se poseront sur le projet”…

Quel avenir pour le corps des pompiers volontaires ?

Pour l’heure, il y a un sujet qui préoccupe particulièrement Damien Abad. Dans un arrêt du 21 février dernier, la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que la directive de 2003 sur le temps de travail s’appliquait aussi aux sapeurs pompiers volontaires, belges en l’occurrence pour cette affaire, en jugeant que le temps de garde était aussi un temps de travail. Cette décision pourrait faire jurisprudence en France et remettre en question le fonctionnement des centres de secours du département. Avec cette décision, les pompiers ne pourraient enchaîner profession puis garde à la caserne ou astreinte, sans observer une période minimum de repos de 11 heures consécutives par 24 heures. Pour l’élu, le volontariat chez les pompiers est clairement menacé alors qu’il est majoritaire dans les casernes, notamment dans l’Ain.
Après le numérique et le médical, vers une nouvelle forme de fracture ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here